J52 – 20/10/2001


KM JOUR : 80 KM

KM TOTAL : 3520 KM

TEMPS JOUR :  8 H 19 MIN

TEMPS TOTAL COURSE : MIN

VITESSE MOY JOUR :

VITESSE MOY TOTALE :

ECOUTER RTL DIMANCHE 21 / 10 DE 20 H 30 A 21 H

Snake GIRARD

c’est à 5 KM du nouveau pont du rio paraguay que Serge entame une nouvelle journée sous le signe du PATANAL. Pour des raisons de sécurité et à titre expérimentale, Fabrice notre podologue ouvre la course à moto,éclairant la voie à Serge. Exit le 4X4, vive la moto. Si la BOLIVIE nous a "gavée" de péage à répétition et de contrôles routiers en tous genres, là nous allons connaitre les subtilités de l’administration brésilienne et de ses droits. Comme celui de pourvoir courir sur une autopista après CAMPOGRANDE, mais c’est bien connu, voyager c’est s’adapter, alors on fera avec ou sans. 

Grosse émotion hier après midi au campement, Alors qu’une partie de l’équipe comtemplait, au bord du rio, le déplacement d’un héron, une belle et étrange ondulation dérangea le calme apparent du fleuve. Nos regards se croisent puis s’interrogent. Pour ne plus capter que la surface de l’eau…Serait-ce 

Réponse A : un poisson 

Réponse B : un croco

Réponse C : un serpent 

La bonne réponse étant la C, plus exactement après information : un SUCURI,  un beau bébé d’environ 2 M pour 15 CM de diamètre. Alors que notre joyeux compagnon tentait une incursion dans une barque au mouillage, un pêcheur du coin la  contourna , et  plongea  son  bras dans l’eau , tira notre reptile avec vigueur…le traina jusqu’à la rive, puis le fit tournoyer. Se contorsionnant de mécontentement . Inutile de vous dire la stupéfaction qui s’empara du groupe, ne restant pas bouche-bé pour autant, caméras et appareils photos se mirent en action immédiatement. On savait que le PATANAL nous réserverait des surprises, mais là, pour une première, ce fût au dessus de tout ce que l’on pouvait imaginer. Le seul à n’avoir pu profiter du spectacle, fût Serge, qui lui, se reposait au calme…Tranquilo. 

Mais aujourd’hui, c’est comme un snake que Serge s’est déplacé, ondulant à sa façon. Une foulée rasante, donc rassurante. Tel un métronome, son ombre matinale s’agrandit sur l’asphalte brésilienne. Pas de gênes, ni de problèmes apparents.Tout va pour le mieux, mais on le sait , Serge peut souffrir dans le silence, sans dire mot. Au kilomètre 70, une forte pluie fait son apparition, accompagné d’un fort vent de face, Serge terminera son étape comme depuis plusieurs jours maintenant, satisfait du parcours accomplit.Mais toujours , il ne dit mot. Et cela, c’est plutôt bon signe.

Allez , Hasta la Manana a todos. Et encore merci de nous lire.