MERCREDI 24 OCTOBRE – J 56 – BRESIL
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KM JOUR : 80 KM |
KM TOTAL : 3840 KM |
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TEMPS JOUR : 8 H 37 MIN |
TEMPS TOTAL COURSE : MIN |
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VITESSE MOY JOUR : |
VITESSE MOY TOTALE : |
Ville traversée : CAMPO GRANDE
REGION : MATO GROSSO DO SUL
Coup de chaud, à CAMPO…
Ce n’est pas que la tempèrature soit au maximum dans la région de CAMPO Grande, mais ce matin , il y a eu un certain coup de chaud à la sortie de la ville, au quarante et unième kilomètre exactement… Serge demande à s’arrêter, puis à s’allonger, grimace , se refermant sur lui même, les mains posées sur son ventre. "Qué passa"? Des crampes, de violentes crampes d’estomac qui le font se tordre de douleur. La provenance? Plusieurs réponses , un simple coup de froid, la nuit l’a été particulièrement entre 4 h et 6 h. Le repas de la veille, ou la réaction de l’anti-inflamatoire (pour sa hanche). Faites votre choix… Quoi qu’il soit, aprés un arrêt au stand d’une vingtaine de minutes. Serge repart, la douleur s’estompe, le moral revient . Serge amplifie ses foulées, les bras font balancié, le buste penché , le regard droit devant.
Le billet du jour se tourné vers nos amis (désormais…) les camionneurs. Je ne sais si il existe un syndicat , ici pour cette corporation, mais la profession dans tous le pays est reconnu, et respecté par toute la population. Peu, voir inexistantes les lignes ferroviaires font ici bien pâles figures , face aux géants de la route. La majeure partie de frêt, bestiaux, production céréalières sont transportés par camions qui non rien à envier pour certains aux trucks australiens.
Depuis ce matin, suite à un appel radio lancé par un de nos chauffeurs brésiliens, tout le microcosme routier qui se dirige du MATO GROSSO, vers le SUD et inversement, savent qu’il y a un français au bord de la route et qui se dirige vers RIO.Ce qui était un danger permanent pour Serge (et l’est toujours), devient source de conivence. Une certaine solidarité est en train de naitre. Les klaxons se mêlent à l’unisson, un échange certes éphémère se crée, une main levée en signe d’amitié pour le français, idem pour le pouce brésilien. Durant plusieurs dizaines de kilomètres , Serge avoue avoir frissonné. Aprés tout, la course à pied reste peut-être le plus court chemin d’un homme à un autre, et cela s’appelle tout simplement l’amitié.
A demain, et si vous y pensez…Le 25 Octobre, c’est l’anniversaire de Serge. En espèrant qu’il aura encore assez de souffle pour ses… bougies.
La rédaction.






