J59 – 27/10/2001

SAMEDI 27 OCTOBRE – J 59 – BRESIL

KM JOUR : 80 KM

KM TOTAL : 4 080 KM

TEMPS JOUR : 9 H 21MIN

TEMPS TOTAL COURSE : MIN

VITESSE MOY JOUR :

VITESSE MOY TOTALE :

80 bornes, un Coca… et l’addition.

Le long de la route , sur le bas côté, des pneus éclatés par la chaleur… 

Il est environ 8 h du matin, il fait lourd , comme une chappe de plomb qui nous tombe du ciel.  Serge a entamé sa journée. La 2ème équipe arrive, celle du jour… on s’échange qqs civilités d’usage matinale,  on se donne la calque , ou on se tend le pouce à la brésilienne. La façon , ici, de se dire bonjour, et que tout va bien. Les 4000 font partie du passé, désormais." A chaque jour suffit sa peine ". Ce  pourrait être la pensée du jour… Et de ceux à venir. 

Serge court, sa caravane passe… Il court, il pense et coche chaque jour . Désormais, dés ses premières foulées, il entre dans son couloir, concentré. Une chose l’anime  " ses ravitos ". La carotte qui fait avancer. Tous les deux kilomètres, un verre d’eau, une barres de céréales, un mini sandwich. Au hit-parade des préférences, le petit pot de bébé, côté boisson: le coca "GIRARD’LIGHT". 1/3 de coca 2/3 d’eau . Frais, sans glace, agité et non secoué. Il reste que depuis plusieurs jours, on pratique la tournante. Toute l’équipe passe au ravito, les changements de visage sont plutôt bénéfiques à Sergio. Il parle, parfois ne dit rien, sourit quelquefois, et  trouve parfois la force de plaisanter.

Le billet du jour:

Au niveau 45 de l’étape, les ravitailleurs à poste voient leur coureur s’arrêter de courir , agiter les bras et faire marche arrière! Un essain d’abeilles.Un nuage bourdonnant dans lequel, il a bien failli s’engouffrer.Les dangers de la route ne s’arrête pas là. Une fois de plus , le traffic se fait de plus en plus insistant. Les camionneurs , malgré   leurs encouragements quotidiens, restent un point noir pour notre coursier…de choc. Il regarde souvent derrière lui, la peur d’une erreur d’appréciation. Serge attend avec impatience  l’aprés – TRES LAGOAS, bénéfiçiant d’une aire plus large pour courrir, et se sécuriser.

Aujourd’hui, vers 13 heures, terminant sa journée, il se hissa difficilement dans la sangsue, s’assit, regarda devant soi comme chaque jour et dit cette phrase décisive: "80 kms , c’est long…" Le coca pétillait. Une nouvelle journée pouvait commençer.    

 – N’oubliez pas le changement d’heures. Rendez-vous à demain, même heure, même sîte. Merci encore de nous rester fidèle .

La Rédaction.