J219 – 7/24/2006


à peine commencé et déjà trempé

la machine est en route

Cette dame nous a offert 2 bouiteilles de sodas

évolution en zone urbaine

rizière et irrigation

toujours autant de circulation

Sergio

sac de noeuds

16000km, ça commence à compter

les avions existent pour faire autant de kilomètres mais Serge n’est pas encore au courant

J219 – 73.3Km

LUNDI 24 JUILLET
N33 31.949 E131 20.020 (26m – Usa) – N33 53.744 E130 55.108 (15m – Kytakyushu)
73,3km – 12H28
16000 km en 217 jours, 17 heures et 13 minutes.

14 jours, 23 heures et 45 minutes entre 15000 et 16000 km, le plus long mille de toute la traversée.

100% zone urbaine, 100% pluie et humidité.

Une journée pas si mauvaise que cela, quoique !

Serge a de la chance, la pluie se remet à tomber juste pour le départ. Il revêt sa panoplie de pluie mais très vite, il transpire tant et plus et la retire rapidement. Malgré l’application de crème anti-échauffement tout au long de la journée, les échauffements s’amplifient et la peau est à vif à l’entrecuisse. Mais qu’à cela ne tienne, notre Sergio avance doucement mais sûrement vers les 16000 km. Nous avons réussi à trouver un abri sous le hangar d’un garage. Le propriétaire nous a accueilli pour cette grande occasion. Quelle gentillesse !

La journée s’achève sous des trombes d’eau. La ville de Kytakyushu, comme beaucoup de villes japonaises, est très étendue. Les feux se succèdent tous les 20 m car les ruelles sont nombreuses. Les intersections multiples ne rendent pas aisé le fait de guider Serge, et ce qui devait arriver est arrivé : Serge prend à gauche à une fourche, et voilà environ 30 minutes de perdues, sous la pluie et dans le froid car avec les 20°C, Serge trempé est transi.

« C’est une journée de merde .» tels sont les propos d’un coureur fatigué en fin de journée. Comble de malchance, la montre GPS fait des siennes à cause de l’humidité et il nous est impossible de rentrer les données dans l’ordinateur. A force de patience, de traitement au sèche-cheveux et 1H00 plus tard, ouf ça fonctionne.

Il est 20H30’ lorsque tout est bouclé et dans 7H00 le réveil doit sonner.

Tous ces petits riens à l’échelle de l’actualité et du monde ne sont rien, mais il y a des jours où la relativité a des difficultés à faire surface.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD