
Lulu au ravito

vieux grémant

nombreux sont les pêcheurs

et les bateaux de pêche

arrêt au stand

des gerbes d’eau

Serge et son ombre

temple au bord de la route

nombreuses sont les grenouilles…

une soupe
J218 – 74.4Km
DIMANCHE 23 JUILLET
N33 14.139 E131 44.709 (6m – 6 k avant Oita) – N33 31.949 E131 20.020 (26m – Usa)
74,4km – 11H56
Petit matin gris avant que le déluge ne s’abatte sur nos têtes. L’arche de Noé va sans doute faire son apparition d’une minute à l’autre. Au 44ème km, la pluie qui tombe est torrentielle et elle ne cessera pas de la journée et même de la nuit. La région de Kagoshima, que nous traversions il y a 5 jours, est immergée dans 60 cm d’eau et 2 ponts se sont écroulés.
Le Japon compte une centaine de morts, sans compter les disparus, et la Chine n’a pas été épargnée non plus. Nous sommes pour le moment bénis des dieux et le trèfle à 4 feuilles trouvé ce matin devrait continuer à nous porter bonheur. Les pieds de Serge tiennent le coup malgré les nombreuses heures passées sous la pluie.
Ce soir, Serge arrive en marchant et en boitant plus qu’à l’accoutumée. Il nous révèle que ce matin, il s’est pris une barre de fer dans la cuisse droite telle une béquille et que la douleur a été fulgurante : « J’ai crû m’évanouir ». Résultat, un bleu et une bosse traités ce soir avec des glaçons. Il traîne la jambe plus qu’il ne marche pour se rendre au restaurant. Les repas sont variés et même si nous nous trouvons dans une région de pêcheurs, Serge n’est pas un grand amateur de poissons grillés. Il aime surtout les sushis et les sashimis, mais les restaurants spécialisés sont le plus souvent en centre-ville et pas toujours dans nos moyens financiers. Serge a également besoin de viande et il mange donc du porc, du bœuf ou du poulet accompagné de riz ou de pommes de terre car les nouilles après les ravitos il en a assez.
A 6H30’, Serge se couche après avoir parlé à sa maman. Comme à son habitude , il blague de son état : « Demain je vais partir à 0,5km/h pour finir au sprint à 3km/h ». Et moi de lui répondre : « Ne pense pas à demain. »

