échafaudage en bambous – Photo Thomas Crabot

la chine et ses grands travaux – Photo Thomas Crabot

construction de 3 viaducs à la fois – Photo Thomas Crabot

construction d’un pont – Photo Thomas Crabot

ouvrier sur un chantier – Photo Thomas Crabot

sur la 4 voies – Photo Thomas Crabot

58 ° sur le sol ! – Photo Thomas Crabot

insupportable – Photo Thomas Crabot

trop insurportable – Photo Thomas Crabot

J197 – 60.8Km

DIMANCHE 2 JUILLET
N31 49.623 E116 00.432 (75m) – N31 45.807 E116 36.111 (53m – 10km après Luan)
60,8km – 10H28

46°C dans l’air,

58°C sur le bitume.

Raisonnable ?

La 312 s’est transformée en 2×2 voies, peu agréable et surtout sans un brin d’ombre. Le bitume est brûlant et on s’imagine aisément pouvoir faire cuire un œuf au plat dessus. Cette chaleur étouffante, Serge la connaît pour l’avoir vécue au Sénégal et au Mali. La seule différence, ce sont les quelques milliers de kilomètres déjà parcourus et une extrême fatigue qui rendent ces conditions difficilement supportables. Quelques uns de nos lecteurs nous demandent pourquoi Serge ne court pas de nuit et c’est d’ailleurs ce qu’il faisait en Afrique de l’ouest.

La première raison est tout bonnement une question de rythme car Serge ne se voit pas faire une journée normale, arrivée vers 19H00 et repartir à 3H00 du matin. Il faudrait décaler les horaires et faire une petite étape, dormir tout l’après-midi et là ce serait possible, mais Serge rechigne à effectuer une petite étape qui ferait baisser sa moyenne, d’autant qu’à Shanghai et à Fukuoka il sera obligé de faire 2 étapes plus courtes.

La deuxième raison est qu’il est très dangereux de courir de nuit à cause de la circulation. Vous l’aurez compris, en Chine les règles de conduite sont aléatoires, et même de jour nous devons rester vigilants. En Afrique, la circulation était quasiment nulle.

La seule solution serait de partir lorsque le jour se lève à 4H30’ du matin mais Serge n’échapperait toujours pas à la chaleur, dont le paroxysme est atteint entre midi et 16H00. Voilà un moment que la longueur des journées ne descend pas en dessous de 11 heures.

Ce soir, Serge s’arrête de son propre chef, il est cuit. Toute la journée, il marine dans son jus, tous ses vêtements sont auréolés de traces de sel, de Nok. Son corps est recouvert de boutons de chaleur et ses mains sont enflées ce soir. On ne discerne plus les plis de la jointure des phalanges et puis cette douleur au tendon d’Achille inquiète Serge. Il sait que ce sera dur tous les jours maintenant.

Je lui demande : « As-tu trouvé du plaisir aujourd’hui sur ta route ? » car Serge aime à dire que quelque soient les journées, même les plus difficiles, il y a toujours un bon moment, un bref instant de plaisir qui le fait continuer, poursuivre son but. Ce soir, cette question restera sans réponse !