
62 printemps pour une jeune fille

sur la 4 à la borne 100km de Tokyo

Bonne anniveraire Eliane

19000km : l’équipe au grand complet

Serge regarde ….

…le train passer

la moisson du riz a tout juste commencé

un jeune supporter

Le bonheur ça ne s’invente pas…

…et oui Serge tu as touché les19030km
J260 – 75.0Km
DIMANCHE 3 SEPTEMBRE
N36 35.718 E139 55.171 (138m – Utsunomiya) – N36 02.149 E139 43.399 (20m – magasin Suzuki de Sugito)
75km – 10H09
Pour plus d’infos : double-clic sur l’icône « Arrivée » en page d’accueil du site.
Posez vos questions à Serge sur l’adresse : sergegirard@wanadoo.fr . Ses réponses seront mises en ligne le 6 et 7 septembre sur le site. (Mise à jour du site jusqu’au 7 septembre inclus).
Des chiffres plein la tête :
19000km = 258 jours 14 heures et 59minutes, soit 73,41km/jour.
Tranche de 18000km-19000km en 13 jours 6 heures et 28 minutes, soit 75,36km/jour.
19030km : record de Gary Parson battu en 258 jours 19 heures et 1 minute.
Toujours autant de visites sur la route. Il reste moins de 70km.
Je reste très surprise de tous ces témoignages car chaque suiveur a répondu sans concertation avec les autres et les similitudes sont assez éloquentes. Aujourd’hui, 3 hommes : Georges, le tonton qui aura été le doyen des suiveurs, quelle jeunesse d’esprit ! Ludovic a vécu cette aventure avec une certaine routine. Après 4 participations (Australie, Amérique du Sud et Afrique), c’est sans doute normale! Thomas, photographe professionnel a su autant capter les https://sergegirard.com/old/old/images du corps que celle de l’âme et de l’esprit. Merci à eux.
GEORGES GIRARD ( 69ans)
Participation entre Istambul et Téhéran
» On s’adapte aux besoins de serge « .
Le réveil se fait environ 1 h avant Serge : toilette, préparation des sacs et du matériel nécessaire pour le parcours du jour, inventaire du 4×4 pour les ravitos de serge, petit dej et départ.
La journée est rythmée par les ravitos tous les 4 km. Il faut être présent pour apporter à serge tout ce dont il peut avoir besoin : nourriture, boissons, mais aussi lunettes, crème solaire, kway…
La journée, c’est aussi suivre serge de près pour le protéger des dangers éventuels : personne mal attentionnée, chiens errants… Le guider aux carrefours, surtout en ville et enfin, le marquage de la ligne d’arrivée le soir qui indique que nous terminons notre journée ici, et que nous la recommencerons là le lendemain.
Puis installation du campement ou direction l’hôtel. Le repas est pris en commun et serge raconte sa journée dans la bonne humeur, puis direction le lit pour une bonne nuit.
La vie de groupe :
Le principal, c’est d’être au service les uns des autres et toujours pour serge.
Une bonne humeur générale permet une ambiance agréable dans l’équipe.
Le plus surprenant reste la concentration de serge dès le petit déjeuner.
Malgré ses souffrances, il dit prendre le temps d’admirer le paysage et avec le sourire : BRAVO Serge.
Cette aventure m’a permis de découvrir de nombreux paysages inoubliables et merveilleux, mais surtout, le fait d’aller à faible allure m’a permis de rencontrer des gens sympas et surtout généreux.
Toutes ces rencontres permettent de se faire une autre image des gens de ces pays, avoir une vue différente des préjugés que l’on peut se faire en France.
LUDOVIC FORTIER (35ans – kinésithérapeute)
Participation entre Kashgar – Xian et Kagoshima – Tokyo
Ma vie au quotidien est rythmée sur celle de Serge. Pas seulement sur notre rôle propre de suiveur : ravitaillement, voir si serge va bien, penser à tout ce qu’il faut pendant la course, mais aussi après, faire les soins : massages… (Bien que sur cette fin de traversée je n’ai pu exercer mes compétences, à mon plus grand regret!!). Cette vie est aussi rythmée sur l’état psychologique de Serge : si Serge va bien, l’équipe va bien ; si Serge est d’humeur « donnante », alors les rires seront partagés….Par contre quand tout va mal, l’équipe est morose.
Il faut aussi dans cette vie au quotidien, prendre des moments à soi, une fois que tout est ok pour Serge. C’est indispensable pour qu’une vie d’équipe soit vivable 24h/24 pendant plusieurs jours. Il faut vivre cette aventure, la savourer, découvrir les pays que nous traversons, joindre l’utile à l’agréable…
Le rôle de suiveur est de donner tout ce qu’on a pour que Serge arrive au bout de son exploit sportif.
Les qualités : Savoir vivre en communauté et essayer le plus possible de comprendre ce que fait Serge et ses attentes.
Je n’arrive toujours pas à comprendre comment son corps peut tenir la cadence que serge lui impose. Comment il peut continuer à courir 76km par jour et tous les jours avec ses problèmes de tendinite, de sciatique/cruralgie. Avec les douleurs qui en résultent et les risques que cela entraîne, il est parfois à la limite de la rupture…C’est contraire à tout ce que j’ai appris dans ma profession. Comment peut-il se relever après un malaise et continuer à courir pour finir sa journée comme si rien ne s’était passé ? Je sais bien qu’il a une grande force psychologique, nécessaire à tout ça, mais il doit y avoir quelque chose divin.
THOMAS BREGARDIS (25 ans – Suiveur Photographe )
Participation entre Kashgar et Xian
Tout d’abord ,une chose me frappe, lorsque l’on suit Serge de chez soi,
derrière son écran d’ordinateur : on a du mal à comprendre comment Serge peux trouver une telle motivation, une telle énergie, une telle volonté…. Et
lorsqu’on le suit (physiquement), on se pose les mêmes questions. Mais
bizarrement, on arrive à trouver des débuts de réponses. En effet, Serge est
quelqu’un qui se connaît par coeur (aussi bien sur le plan physique que
mental). Ainsi, il dégage une telle envie que cela rejaillit sur toute l’équipe,
et nous, en échange, on essaie (tant bien que mal) de lui renvoyer tout ce
que l’on peut (encouragements et petits rien qui font un grand tout).
La vie au quotidien est fonction de Serge : si Serge est malade tout le
monde se sent touché, et quand Serge va, bien l’ambiance est garantie. La vie
est rythmée par les ravitaillements de Serge, mais aussi par les ravitaillements
de toute l’équipe (eau, repas…) avec le soir, un petit stress qui consiste
à trouver un campement en fin d’étape le plus proche possible de la route
tout en étant assez éloigné pour éviter les désagréments sonores.
Les qualités pour être suiveur : avoir envie de découvrir une équipe
regroupée autour d’un même objectif et d’ aider Serge. Sinon, plus terre à terre :
il faut un minimum de savoir vivre en communauté, aimer l’imprévu, être
présent pour les autres.
Ce qui est assez incroyable, c’est que malgré la douleur Serge arrive à
apprécier les paysages et les gens, et ainsi vivre pleinement son aventure.
Je peux difficilement parler de son effort solitaire (je n’ai qu’une maigre
expérience du cyclisme qui est également un sport très dur). Tout ce que je
peux dire c’est qu’il nous permet de rêver (rendez vous compte, il a parcouru
plus de 19000km…!) et de rendre les distances plus courtes (maintenant on
pourra dire que pour faire Paris Tokyo il faut 262 jours à pied…le maître
étalon étant Serge GIRARD)

