J223 – 7/28/2006


un petit footing pour Maru

un petit oiseau va sortir

pour tester la souplesse !

restaurant aux allures de brocante

Ils sont sérieux nos ravitailleurs

sur la route de Madis… non la 54

J223 – 70.0Km

VENDREDI 28 JUILLET
Duré : 11h09
70.0 Km

Cela fait plaisir à voir, un Serge souriant. Il court comme si il n’était plus prisonnier de son corps ce matin, et son esprit peut donc vagabonder librement, jusqu’à aller toucher des plantes vertes sur le trottoir pour savoir si elles sont en plastique ou pas.

Vous avez été nombreux à nous poser la question de limite dans ce genre d’effort et de course au long court. Lors d’une interview, Serge a fait cette réponse : « Tant que l’esprit et le moral sont là, il n’y a pas de limite. Je rêve d’une course qui aille à l’infini jusqu’à la ligne d’horizon ». Quant à moi, plus rationnelle, je répondais : attendons de voir la fin de cette aventure et après nous analyserons. Sur l’instant, il n’y a aucun recul possible, vous êtes dans le feu de l’action.

Sans tirer de conclusion hâtive car la course n’est pas terminée, voici les constations faites par Serge hier au soir : «  Du départ au 6000 km = une course harmonieuse – de 6000 km au 8000 km = insidieusement la fatigue physique a commencé à me gagner – de 8000 km à 14000 km = alternance de hauts et de bas, autant physiques que moral mais l’équilibre demeure – de14000 km à 15000 km = les douleurs physiques reviennent, le moral est toujours présent, la chaleur m’accable – depuis les 15000 km = mon corps est récalcitrant et le moral n’est pas toujours là ».

Cette course est une lutte intestine entre le corps et l’esprit, qui engendre parfois un repli sur soi.

Pour aborder un autre sujet, à l’heure où les affaires de dopage entachent le milieu sportif où finalement vous n’avez plus qu’un sentiment de suspicion par rapport à la performance sportive, Serge représente une petit fenêtre d’espoir pour montrer que la volonté et la ténacité dans la réalisation d’un rêve peut vous transcender suffisamment. Encore faut-il avoir assez d’humilité pour se battre contre soi-même, et sans doute diminuer les sommes faramineuses qui sont en jeu. Il serait grand temps de remettre les compteurs à 0.

Serge s’endormira sur cette phrase : « Ce sont des voleurs de rêve ».


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD