Vue de JIUQUAN… Photo Thomas BREGARDIS

Retour des abeilles. Photo Thomas BREGARDIS

Bouilloire solaire. Photo Thomas BREGARDIS

Grosse chaleur Photo Thomas BREGARDIS

Le campement Photo Thomas BREGARDIS

Serge apres 76km de course… Photo Thomas BREGARDIS

Les pieds meurtris Photo Thomas BREGARDIS

J168 – 76.0Km

SAMEDI 3 JUIN
N39 37.414 E98 41.171 (1460m – 20km après Jiuquan) – N39 16.220 E99 19.672 (1718m)
76km – 11H17
Hier à Jiuyuguan, nous sommes passés au pied du fort de Jiuyuguan. Celui-ci a été construit au XIVème siècle sous la dynastie Ming, afin de renforcer la Grande Muraille contre l’invasion Mongol. C’est le point le plus occidental de la Grande Muraille de Chine dont il ne reste plus que des vestiges de place en place.

Après Jiuquan, les villages se succèdent, séparés les uns des autres par une multitude de petites parcelles cultivées. Cette zone profite de l’eau qui descend des hautes montagnes. Des arbres y ont été plantés pour servir de coupe-vent et stopper l’avancée du désert environnant. Nous sommes au cœur du passage de Hexi, surnommé « le corridor » de Hexi. Ce Passage fait 1200 km de long et sa largeur varie entre 200 km et 15 km entre les monts Qilian au sud et les chaines de Mazong au nord.

Serge court à bonne allure ce matin. Il profite de la relative fraîcheur des arbres. Au 25ème kilomètre, c’est le retour du désert. .. et des abeilles. Et oui, cette calamité qui n’en finit pas et qui commence à rendre fou notre coureur. Serge est écoeuré, il pensait passer moins de temps sur la route aujourd’hui et le voilà contraint de marcher, déguisé en momie (seule solution pour ne pas se faire attaquer par ces charmantes créatures). La journée est foutue…

Le profil est changeant : une journée ça monte et le lendemain ça redescend. Nous sommes dans un jour « montant » et malgré la chaleur, l’altitude et le profil, le cardio affiche une moyenne de 87 pulsations cardiaques/minute. Le cœur de Serge semble s’habituer à l’effort au fil du temps car sa moyenne diminue imperceptiblement. Côté douleur, Serge va mieux. Le mal de l’orteil a disparu comme il est venu et il n’en reste plus qu’une induration indolore, après 7 semaines de galère. La douleur costale n’apparaît plus qu’à la toux et le genou demeure sensible le soir au coucher.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui d’une petite caravane perdue au milieu du désert, au pied des montagnes aux sommets enneigés. Notre campement ressemble à nos yeux à un joyau dans son écrin !