Entrainement d’athletes chinois. Photo Thomas BREGARDIS

Salon de coifure improvisé. Photo Thomas BREGARDIS

LANZHOU et ses buildings. Photo Thomas BREGARDIS

Sur les bord du "fleuve jaune" Photo Thomas BREGARDIS

Sur les bords du "fleuve jaune" Photo Thomas BREGARDIS

Bout de chemin avec un cycliste. Photo Thomas BREGARDIS

Sourire à la chinoise. Photo Thomas BREGARDIS

Au bord d’un canal ou l’odeur est suffocante. Photo Thomas BREGARDIS

Sur l’une des avenues en sortie de LANZHOU. Photo Thomas BREGARDIS

En arriere plan: LANZHOU. Photo Thomas BREGARDIS

Fini le stress du centre ville. Photo Thomas BREGARDIS

Retour en campagne et ses cultures en vallé. Photo Thomas BREGARDIS

Travailleurs des champs. Photo Thomas BREGARDIS

Fin d’étape en monté. Photo Thomas BREGARDIS

Serge et Daniel dans la fumé degagé par les triporteurs. Photo Thomas BREGARDIS

J177 – 76.3Km

LUNDI 12 JUIN
N36 06.712 E103 33.836 (1545m -30km avant Lanzhou centre-ville) – N35 53.660 E104 11.189 (1793m)
76,3km – 11H10
Depuis 2 jours, Serge nous a réservé une surprise : il avance le départ. Dimanche matin, le départ a eu lieu à 7H00 et ce matin à 7H15. Nous avançons donc nos réveils de 30 minutes. Évidemment, on lui demande pourquoi : Serge veut suivre l’heure solaire car la Chine, malgré son étendue de plus de 5000km, n’a qu’un seul fuseau horaire. Plus nous avançons vers l’est et plus le jour se lève de bonne heure et à contrario la nuit tombe plus tôt.

Nous retrouvons nos amis de Mizuno Shanghai, ainsi que la télévision du Gangsu qui vient nous rendre une petite visite.

Cette journée fut marquée par le passage de la ville de Lanzhou, longue de 20km. La capitale du Gangsu est notre première grande ville : 2 millions d’habitants, soit aussi peuplée que Paris intra-muros. A l’échelle de la Chine, cette ville est minuscule, presque une bourgade. Nous avons de quoi nous faire du soucis pour la traversée des villes de l’est, qui seront sans aucun doute de plus en plus gigantesques.

Serge, qui appréhende habituellement la traversée des zones urbaines, est assez détendu et plaisante. Au bord du Fleuve Jaune qu’il longe sur la majeure partie de la ville, il croise des fusées lancées à 18km/heure. Ce sont les premiers joggers que nous croisons. Plus à l’ouest, à part 2 ou 3 terrains de basket désertés et un superbe stade flambant neuf à Jiayuguan, nous n’avons vu que très peu d’infrastructures sportives et très peu de sportifs. Nous n’avons jamais vu d’enfants jouer au ballon, le sport et les loisirs semblent faire très peu partie de la vie de cette population essentiellement rurale dans l’ouest du pays. Il semble que le chant et la danse soient privilégiés à l’école et nous avons pu observer plus d’une fois les enfants ou les jeunes ados, alignés dans la cour d’école, effectuer des chorégraphies sur des chants traditionnels. Il n’est pas rare non plus de voir des personnes d’un certain âge dans les parcs de ville faire une marche matinale ou du Tai-Shi.

Après Lanzhou, c’est l’aventure. Nous n’avons pas fait de reconnaissance pour cette partie du pays et nous constatons qu’au 43ème kilomètre, à la sortie de Lanzhou, ça monte. Nous sommes toujours en altitude et le relief est accidenté. Serge monte et descend comme sur des montagnes russes. Il s’amuse même à faire la course avec un tracteur. Nous retrouvons les champs de part et d’autre de la route 312. L’orge est déjà haut et les fleurs bleues violacées du lin ondulent sous une légère brise. La pluie se met à tomber en fin crachin et ne cessera pas de la nuit : 54% d’humidité, c’est un record !