Une belle monté pour commencer. Photo Thomas BREGARDIS

Et oui Serge; le sommet est encore loin. Photo Thomas BREGARDIS

La température grimpe de plus en plus. Photo Thomas BREGARDIS

Seul dans la monté. Photo Thomas BREGARDIS

Bientôt le sommet. Photo Thomas BREGARDIS

Mémorial de la huitième armé. Photo Thomas BREGARDIS

Sous un soleil de plomb. Photo Thomas BREGARDIS

Une belle descente. Photo Thomas BREGARDIS

Dans la vallé. Photo Thomas BREGARDIS

Vieil homme et sa poule. Photo Thomas BREGARDIS

Une balayeuse de la DDE locale. Photo Thomas BREGARDIS

Serge numérote ses chaussures. Photo Thomas BREGARDIS

Serge se rase sous le regard des enfants curieux. Photo Thomas BREGARDIS

J181 – 79.5Km

VENDREDI 16 JUIN
N35 39.513 E106 10.248 (2290m – 6km après Longde) – N35 29.031 E106 48.715 (1275m- 10km après Pingliang)
79,5km – 11H10

Chaleur orageuse : 42°C. 

Parti à 7H00 ce matin, Serge n’a pas le temps de se mettre en jambe avant d’entamer la montée du col qu’il atteindra 6,5km plus tard et 400 m plus haut soit à 2680m. Nous sommes quasiment au sommet de la montagne de Liupan Shan, recouverte de sapins. Cela ressemble aux Vosges françaises. La vieille route monte en lacets et en haut du col trône un immense bâtiment, dans lequel est exposé un poème de Mao Zedong sur le Liupan Shan et 2 statues de la 8ème armée qui commémorent leur passage. Le personnel du site est très honoré de voir passer Serge et lui fait signer un livre d’or, puis vient la séance de dédicace. Toute l’équipe repart avec son pin’s souvenir. La descente est vertigineuse jusqu’à la 312 qui s’enfonce dans une vallée des plus moroses : les montagnes sont pelées, il n’y a aucune culture et les travaux de l’autoroute dénaturent l’environnement.

Nous sortons de la province autonome du Ningxia, crée en 1958 pour l’ethnie musulmane des Hui, qui réside essentiellement dans le sud de cette province dont la capitale est Yinchuan. Nous traversons l’extrémité du sud du Ningxia et retrouvons la province du Gangsu quelques kilomètres avant la ville de Pingliang. Ce ne sera qu’une succession d’usines et d’industries jusqu’à Pingliang, bourgade de plus de 100 000 habitants : sale, polluée, poussiéreuse et bruyante. Nous n’aurons qu’une envie : en sortir au plus vite.

Un fléau d’importance que nous subissons de plus en plus en milieu urbain et dans les multitudes de villages traversés – le Klaxon. Sur la route des bolides lancés à toute allure, qui au lieu d’appuyer sur la pédale de frein, appuient à fond sur le klaxon et vous font frémir. Après 11H00 de ce concert incessant, vous sombrez inexorablement dans une furieuse folie. Nous sommes en train de devenir complètement dingues car les chinois klaxonnent comme ils respirent. Il n’est pas surprenant de voir dans certaines villes des panneaux avec l’interdiction de klaxonner. A défaut d’un concert, vous avez tout de même quelques inconditionnels qui ne peuvent pas s’empêcher d’appuyer sur le bouton… Alors voilà une autre proposition à soumettre au gouvernement : limiter sur les véhicules et les poids lourds en particulier les décibels des avertisseurs sonores.

En raison de l’augmentation du pouvoir d’achat, les chinois consomment. Chaque année, les véhicules sont de plus en plus nombreux sur les routes de Chine et les chauffeurs sont loin de respecter les règles d’un quelconque code de la route, bien que nous ayons pu constater qu’en 18 mois des panneaux avec des limitations de vitesse avaient été installés dans l’est de la Chine. La route est une jungle, c’est la loi du plus fort, du plus gros et du plus bruyant où l’on observe tout et n’importe quoi ! Serge doit rester vigilant et nous, attentionnés à nos véhicules.

Ce soir, nous dénombrons 80 personnes autour de nous au campement. Il faudra attendre 21H00, lorsque la nuit tombe, pour enfin ne plus entendre que les aboiements d’un chien et bien sûr les klaxons !