Bisous du matin. Photo Thomas BREGARDIS

Un feuillage qui donnera un peu de fraîcheur a Serge. Photo Thomas BREGARDIS

Traduction: "NE PAS KALXONNER" Photo Thomas BREGARDIS

Encombrant mais très efficace comme chapeau. Photo Thomas BREGARDIS

Fin Juin la saison des moissons dans cette partie de la Chine. Photo Thomas BREGARDIS

Tranche de vie. Photo Thomas BREGARDIS

Refroidissement de la machine… Photo Thomas BREGARDIS

La moisson, travail long et pénible, effectué dans la bonne humeur Photo Thomas BREGARDIS

Petite halte pour Serge après un début d’insolation. Photo Thomas BREGARDIS

Et comme d’habitude une bonne monté pour finir. Photo Thomas BREGARDIS

Madame TIAN nous accueille devant sa maison. Photo Thomas BREGARDIS

J182 – 77.7Km

SAMEDI 17 JUIN
N35 29.031 E106 48.715 (1275m- 10km après Pingliang) – N35 18.266 E107 34.405 (1301m)
77,7km – 11H45

61ème km = 1000 m

68ème km = 1400 m

Soit une côte à 6% en cette fin d’étape, ça fait mal !

Nous avons trouvé une idée pour les klaxons en accrochant un panneau à l’arrière de la remorque en chinois : « buyao an laba », ce qui veut dire « arrête de klaxonner » !

Serge part à bonne allure ce matin. Il fait déjà 30°C à 7H30, et dès la fin de matinée le thermomètre affiche 47°C sur la route au soleil car il n’y a ni ombre, ni vent pour rafraîchir l’atmosphère. Serge arrive au 4ème ravitaillement avec une couronne de feuilles posée sur son bob. Nous pensons à une blague mais non ; Serge nous explique très sérieusement que cela lui procure un peu de fraîcheur. La chaleur devient progressivement insupportable. Assis à l’ombre à ne rien faire en attendant Serge, vous transpirez à grosses gouttes.

Après la banlieue de Pingliang, nous retrouvons la campagne : les champs de blé longent la 312 et l’activité y est intense. La moisson se fait à la main sur les petites parcelles et pour la première fois nous voyons, sur le plateau après la fameuse côte de fin d’étape, des hectares entiers de champs de blé dans lesquels s’activent des moissonneuses batteuses. Les habitations nous apparaissent plus cossues : nous sommes entrain de basculer dans l’est de la Chine, plus riche et surtout plus chaude !

Au 60ème kilomètre, Serge a un coup de chaud et voilà 2 ravitaillements qu’il a la diarrhée. La tête lui tourne, il s’assoit. C’est la première fois sur la course qu’il prend 5 minutes pour s’asseoir et récupérer (il s’est déjà couché 2 fois pour cause d’hypo).

Sandrine a posé une question à Serge : « Préfères-tu courir avec le froid, sous la chaleur, par temps sec ou humide ? »

Serge lui répond : « Lorsqu’il fait froid on préférerait qu’il fasse chaud et inversement ». C’est une réponse de normand !

Plus sérieusement, Serge supporte moins bien l’effort sous la chaleur que dans le froid. C’est réellement la première traversée où Serge a connu l’hiver et le froid et il peut donc comparer les deux. Le corps a besoin de griller beaucoup d’énergie pour réguler sa température lorsqu’il fait très chaud.

Sec ou humide? En Afrique, Serge a connu tout d’abord la chaleur humide à l’Ouest puis la chaleur sèche du désert. La plus difficile à supporter c’est bien sûr la chaleur humide. Je me rappelle de Serge au Sénégal, couché sous la tente transpirant à grosses gouttes toute la nuit, le corps brûlant qui évacuait la chaleur accumulée toute la journée. La chaleur sèche est plus supportable même pour les suiveurs. La course Paris-Tokyo est entrain de s’orienter vers une chaleur humide en se rapprochant de Shanghai.

Le campement s’installe devant la maison de la famille Tian, qui nous a gentillement autorisé à camper chez eux. Nous sommes dans le village de Fei Yun, à quelques kilomètres de la province du Shaanxi et demain nous quitterons définitivement la province du Gangsu.

La nuit sera agitée par le passage incessant des poids lourds sur la nationale, à 100m de nos oreilles. Heureusement que les boules Quies existent !