J175 – 6/10/2006


Au petit matin, dans une monté de plus de 5km. Photo Thomas BREGARDIS

Paysage magnifique ou Serge évolue seul. Photo Thomas BREGARDIS

A l’ombre des arbres… Photo Thomas BREGARDIS

Un debut d’étape difficile, mais bucolique. Photo Thomas BREGARDIS

Serge réajuste la 12ème paire de chaussure Photo Thomas BREGARDIS

Corvé dans la joie et la bonne humeur. Photo Thomas BREGARDIS

Village de montagne. Photo Thomas BREGARDIS

Des montagnes ou les moutons se régalent. Photo Thomas BREGARDIS

Seul au monde. Photo Thomas BREGARDIS

Et voila le col a 3030m bientot franchit. Photo Thomas BREGARDIS

Au loin sur la gauche, la muraille de Chine franchit les montagnes… Photo Thomas BREGARDIS

Enfin du plat. Photo Thomas BREGARDIS

Laure et une petite Chinoise qui maitrise parfaitement l’anglais. Photo Thomas BREGARDIS

Femme HUI (famille de la religion musulmane) Photo Thomas BREGARDIS

Serge accompagné d’un triporteur… Photo Thomas BREGARDIS

J175 – 78.5Km

SAMEDI 10 JUIN
N37 14.115 E102 50.461 (2745m) – N36 41.472 E103 16.740 (2041m -5km de Yongdeng)
78,5km – 11H12

A 7H35’, Serge part du camp, niché au pied des montagnes et installé sur un tapis de lys sauvages. Quelques enfants du village voisin (2km) viennent en spectateurs.

Le paysage est fabuleux sur la première partie de course. L’étape commence par une belle côte et en 5 km Serge atteint un col à 3030m. Ensuite, la nationale 312 descend en pente douce et nous pouvons apercevoir au loin quelques restes de la Muraille de Chine, sans doute les derniers que nous verrons sur notre parcours. Jusqu’au kilomètre 36, les cultures s’étendent de la route jusqu’aux contreforts des montagnes et pas une seule petite parcelle n’est laissée à l’abandon. Les cultures, d’un vert éclatant, donnent une sensation de fraîcheur renforcée par la présence des peupliers plantés le long de la route.

La deuxième partie de course est beaucoup moins jolie : les champs ont laissé place à des usines et industries et la vieille nationale 312 est en travaux. La transition est assez brutale et rend cette fin d’étape plutot désagréable.

Du côté du campement, c’est la croix et la bannière pour trouver un emplacement. Après la ville Yongdeng, il n’y a que des champs cultivés et des petits hameaux au bout de sentiers étroits. Nous trouvons juste assez de place à l’entrée d’une usine de graviers, à 200mètres de la 312. Assez inconfortable mais au final pas si mal lorsqu’il n’y a pas d’autre choix.

Une question a été posée par un de nos fidèles internautes : Comment êtes-vous perçus par les chinois ?

D’une manière générale, la population est plus intéressée par nos véhicules que par nous même. Serge peut passer à côté d’une foule ammassée autour du camping-car et personne ne le regardera. Les camping-cars n’existent pas en Chine et ces véhicules insolites sont encore extrêmement rares à pousser leur promenade jusqu’ici. Une maison roulante est beaucoup plus attrayante qu’un gars qui court.

Un soir au campement, quelques enfants nous ont surnommé « les pandas » car nous sommes rares ! Ils n’avaient jamais vu d’étrangers.

Aujourd’hui, encore arrêtés au ravitaillement près d’une maison, voilà toute la famille dehors : grand-mère, enfants, petit enfants, soit 3 générations sous le même toit. Une des jeunes filles parlant très bien l’anglais nous demande d’où nous venons et nous explique que sa famille est surprise de nous voir car c’est la première fois qu’ils rencontrent des étrangers. Cela semble être un honneur pour eux et ils nous proposent de l’eau et du thé. Il est difficile de parler d’hospitalité, comme en Turquie ou en Iran par exemple, il s’agit plus de curiosité. Le problème de l’échange avec les populations locales vient évidemment de la différence de langage qui ne nous permet pas de communiquer comme nous le souhaiterions. Sur cette partie ouest de la Chine, nous n’avons jamais ressenti aucune animosité, aucun regard malveillant. Nous campons en extérieur en toute confiance et en toute sécurité. Il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas ainsi dans l’est du pays vers lequel Serge se dirige à grand pas.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD