J184 – 6/19/2006


Passage d’un tunnel où l’odeur d’échappements sont suffocantes. Photo Thomas BREGARDIS

Camion allégé de sa cargaison de charbon. Photo Thomas BREGARDIS

Douleur au genou pour Serge. Photo Thomas BREGARDIS

49 °C sur la Trans Eurasia. Photo Thomas BREGARDIS

Courage Sergio……. Photo Thomas BREGARDIS

J184 – 76.5Km

LUNDI 19 JUIN
N34 53.175 E108 02.759 (1088m) – N34 26.092 E108 32.177 (513m – 10km après Liquan)
76,5km – 10H52
Un rêve de fraîcheur : « climatisation, piscine et menthe à l’eau avec des glaçons ».

Il est l’heure de se réveiller et de cesser de rêver. 49°C, Serge est cramoisi, sur une route brûlante, sans un brin d’ombre. Il avance péniblement et de façon mécanique, la bouche ouverte. Au 35ème kilomètre, il met sa genouillère pour la première fois : Ce matin, il m’avoue qu’il a mal au genou depuis 3 jours en fin d’étape ; toujours ce fameux genou droit qui ne se fait pas oublier depuis les 2 chutes. Il faudra sans doute y regarder d’un peu plus près en rentrant en France.

Nous voici au cœur de la province du Shaanxi, dont la capitale est Xian, le terminus de la route de la soie qui fut en des temps anciens la capitale de la Chine. Le Shaanxi est une destination prisée des touristes et on y compte plus de 35000 sites archéologiques. La population de cette province est de 38 millions d’habitants, soit la moitié de la population française.

Nous avons eu 2 visites sur la route : la télévision locale de Xianyang, puis la télévision du Shaanxi basée à Xian qui va passer quelques jours avec nous.

De notre côté, l’organisation est toujours la même. Le rôle du camping-car : recherche d’eau pour le lavage du corps et des vêtements, faire le plein d’eau du camping-car et le plein d’eau minérale, effectuer la connexion internet, trouver à manger le midi lorsque nous sommes dans des villes et villages et enfin rechercher le campement.

Une fois au campement : ménage dans le camping-car, conditionnement des courses, lavage du linge, cuisine, installation des tentes et tables.

Ce soir, à 50m de la 312, on a l’impression d’être installés au bord du périph. Positionnés en contrebas, nous profitons pleinement des nuisances sonores des moteurs et klaxons. Notre lot de consolation : en face de l’autre côté de la route, un gars vend des boissons dans un congélo installé sous un parasol. Thomas revient avec de la bière très très fraîche, qui se transforme en un délicieux nectar apaisant la boule de feu que nous sommes devenus au fil de la journée. La tombée de la nuit n’apportera pas un seul brin d’air, ni un souffle de fraîcheur. La nuit sera chaude : ne pas bouger, respirer à minima, penser à autre chose…..surtout pas à l’équipe de France de foot dont le résultat a déçu ses fervents supporters.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD