
boucher sur le bord de route – Photo Thomas Crabot

françois et journaliste locale – Photo Thomas Crabot

… – Photo Thomas Crabot

liaison satellite – Photo Thomas Crabot

1ers hamburgers sur la transeurasie – Photo Thomas Crabot

pour tous… – Photo Thomas Crabot

c’est dur – Photo Thomas Crabot

grosse chaleur – Photo Thomas Crabot

borne des milles bornes avant Schangaî – Photo Thomas Crabot

jeux traditionnel : majong – Photo Thomas Crabot

dur labeur – Photo Thomas Crabot

image paysanne – Photo Thomas Crabot

un peu penché – Photo Thomas Crabot
J191 – 75.6Km
LUNDI 26 JUIN
N33 02.811 E112 19.180 (191m- 10km après Zhenping) – N32 42.067 E112 48.130 (121m – 4k avant Tanghe)
75,6km – 11H21
Serge n’a le goût de rien, il avance tête baissée comme résigné. Dès 10H00, son t-shirt est trempé comme si il sortait de la machine-à-laver. Même si nous savions que la chaleur allait être humide, il était difficile d’imaginer à quel point cela allait être insupportable. Sans doute ce changement de climat est-il arrivé trop subitement, sans transition, nous tombant sur la tête en moins de 2 jours. Toute la journée à transpirer, même sans bouger, vous donne la désagréable impression d’être une « loque ». Nous traversons quelques petites villes toujours aussi bruyantes et poussiéreuses. Il y a des jours où même les suiveurs ne profitent pas du paysage : la caravane est enveloppée d’une nébuleuse de crasse humide qui vous plonge dans la lassitude. Et puis la fatigue gangrène les esprits et pour certains c’est une fatigue nerveuse, pour d’autres l’énergie semble les fuir.
Jusqu’alors Serge préférait les bivouacs où tout est si bien prévu puisque l’organisation ne dépend que de nous. Il pouvait en 45 minutes avoir pris sa douche, lu ses mails et avoir mangé. En règle générale à 20H00, tout était rangé, chacun pouvant profiter de son temps libre et vaquer à ses occupations. Toute l’équipe étant regroupée, la communication s’en trouvait facilitée. Depuis les grosses chaleurs, Serge préfère les hôtels qui lui permettent de trouver un peu de fraîcheur, nécessaire à sa récupération. L’organisation y est plus lourde et nous devenons tributaires d’un service que nous ne maîtrisons pas. Ce soir, Serge pourra enfin dîner à 20H45’…. Pour lui qui passe plus de 11H00 sur la route, chaque minute de perdue pèse dans la balance et c’est notre rôle de ne jamais le faire attendre. Comme l’a dit Joël (suiveur de Istanbul à Téhéran) : « Il faut toujours anticiper, toujours être prêt ». L’organisation doit être une mécanique bien huilée. Parfois, je suis las de tout cela, las de voir Serge s’épuiser tel un forçat – Le chef d’orchestre a envie de jeter sa baguette !
Vous êtes nombreux à nous poser la question du kilométrage qu’il reste. Cette question, nécessitant quelques explications, fera l’objet d’un compte-rendu entier, alors rendez-vous demain.

