J220 – 7/25/2006


petit matin

le pont de Kanmon vu côté Kyushu

la vielle gare de Moji

Serge arrive au tunnel par le parc de Mekari

entré du tunnel

l’ascenseur

pendant ce temps sur le pont autoroutier

et Serge sous la mer

gigantesque bambous

ravito bucolique

l’école à pied

l’école à vélo

et un peu de sport

J220 – 73.2Km

MARDI 25 JUILLET
N33 53.744 E130 55.108 (15m – Kytakyushu) – N34 05.096 E131 26.373 (14m – Ogori)
73,2km – 11H22

Temps sec et parfois lumineux – 30°C pour les maximales.

Un parcours contrasté qui a commencé dans la zone portuaire de Kytakyushu durant 9km, avant d’atteindre le tunnel Kanmon du détroit du même nom. En effet, Kyushu étant une île, aucune langue de terre ne rejoint l’île principale de Honshu. Il y a trois possibilités pour traverser la mer : un pont et un tunnel pour les véhicules et un tunnel pour les piétons et cyclistes. Serge se rend jusqu’à l’ascenseur qui va lui permettre d’accéder au tunnel et de rejoindre l’autre rive 780m plus loin, versant Honshu.

Le parcours concocté par M. Koshita nous amène sur une petite route, serpentant à travers nos habituelles collines touffues. Les routes sont parfois tellement étroites que nous comprenons pourquoi les voitures prêtées par Suzuki sont équipées d’un bouton électrique qui permet de replier les 2 rétroviseurs à la fois. Loin d’être un gadget, cette option est primordiale lorsque vous vous aventurez dans des ruelles ou d’étroits passages, où même un chat ne pourrait pas se faufiler entre les murs et le véhicule. C’est aussi utile sur les parkings où la place est comptée.

Serge ne tient pas une forme olympique.Il marche ou trottine les deux premiers kilomètres , la tête engoncée dans les épaules. Sa démarche ressemble plus à celle d’un canard boiteux. Même Serge parfois se demande comment cela va être possible d’avancer, non qu’il doute, mais il se demande comment gérer un corps de plus en plus récalcitrant à l’effort. La mise en route est de plus en plus longue et de plus en plus ardue. Serge est si près du but maintenant et malgré tout, chaque jour qui passe reste une épreuve.

Nous rejoignons la nationale 2. C’est un flot ininterrompu de véhicules, plus ou moins lourds. La vitesse est limitée à 50 maximum mais elle n’est pas toujours respectée, surtout par les camions. Les bas-côtés manquent parfois, rendant la progression de Serge délicate. Une voiture de police qui passait par là, a escorté Serge sur quelques kilomètres.

Autre sujet délicat pour notre coureur : le soulagement de sa vessie, car en zone urbaine impossible de trouver un petit coin tranquille et d’autre part ça ne se fait pas. Tout est si propre qu’on n’a pas envie de salir ! Serge est donc sans arrêt en recherche de water-closet, soit dans les stations services, soit dans les « Convenience Shop » mais parfois ça tombe mal, il n’y a rien au moment voulu, il faut donc attendre.

Quelques gouttes de pluie et puis un rayon de soleil. Je savais que le trèfle à 4 feuilles finirait par nous porter bonheur.

Hier soir, Fulvio nous a quitté et regagnera Paris aujourd’hui où d’autres projets l’attendent.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD