
Champs de lin. Photo Thomas BREGARDIS

Traversé de HUINING. Photo Thomas BREGARDIS

Basketteurs. Photo Thomas BREGARDIS

Pongistes. Photo Thomas BREGARDIS

Transport de paille. Photo Thomas BREGARDIS

Toujours les cultures en terrasse. Photo Thomas BREGARDIS

Petit Chinois. Photo Thomas BREGARDIS

Vieux chinois. Photo Thomas BREGARDIS

Sortie d’école. Photo Thomas BREGARDIS

Chemins des écoliers…. Photo Thomas BREGARDIS

Femmes aux travaux des champs. Photo Thomas BREGARDIS

Thomas et Daniel aident un chinois à transporter des colis par delà la montagne.
J179 – 76.8Km
MERCREDI 14 JUIN
N35 39.913 E104 45.795 (1901m) – N35 38.505 E105 28.020 (1830m)
76,8km – 11H16
Ca ondule toujours !
0km – 1901m
25km – 1704m
65km – 2052m
76,8km – 1830m
Le profil est toujours accidenté et le paysage toujours aussi idyllique et sous le soleil. Serge est plus marqué par la fatigue que les autres jours et il avance à petite allure.
Au 30ème kilomètre, il pénètre dans la ville de Huining, traversée par la rivière Zuli He (un affluent du fleuve Jaune) presque à sec. L’eau est un souci ici et malgré la présence de toutes ces cultures en terrasse, on ne voit aucune trace de canaux d’irrigation. Il faut compter sur l’eau de pluie et l’eau apportée en container.
La nationale 312 est le seul axe routier qui se faufile entre montagnes escarpées et petites gorges. Quelques bases de chantier indiquent les prémices d’un chantier hors normes, en vue de la construction d’une autoroute. A la sortie de la ville de Huining, Serge marche avec un groupe de jeunes enfants qui rentrent chez eux, il ressemble à un écolier heureux. Une des petites filles lui demande d’où il vient. Elle parle quelques mots d’anglais et n’a pas plus de 8-9 ans,c’est impressionnant. Tout aussi impressionnants, les 18 camions de ruches croisés par Serge qu’il a minutieusement compté au fil des kilomètres. Il n’a cependant pas fait le compte des dizaines de ruches installées au bord de la route, auprès desquelles vivent des familles de villageois dans une tente.
Serge rencontre une nouvelle grimpette aux alentours du 60ème kilomètre et il lui faut puiser dans le peu d’énergie qui lui reste. Il arrive au campement à 18H40’. Installés sur une plate-forme de terre jonchée de paille, 4 femmes et un homme s’échinent à fabriquer des ballots de paille de façon artisanale (voir photo). Pour eux, la journée commence à 7H30 et s’arrête à 20H30 avec une pause déjeuner.
Ce soir, Serge répond à l’interview d’un journaliste du Parisien (Aujourd’hui en France) pour un article qui paraîtra vendredi. Aucun mot au sujet du match nul des Bleus contre les Suisses. Ce résultat ne démoralise pourtant pas nos troupes qui restent confiantes quant à la rencontre de dimanche contre la Corée. Thomas a juste remarqué qu’il n’a pas porté hier son maillot portant le N°10, ça n’a pas du leur porter chance.
Les sentiers pédestres sont nombreux et ne servent pas à la randonnée : ils permettent aux paysans, villageois et écoliers d’aller d’un village à l’autre. En contrebas du campement, Daniel et Thomas observent un jeune en difficulté : les 3 cartons qu’il transporte sur son porte-bagage ne tiennent pas. Ni une, ni deux, nos deux courageux se transforment en Sherpa et grimpent quelques kilomètres. Le retour se fera de nuit (il fait nuit noire à 21H00), sans frontale, après cette incursion dans une maison paysanne. Le genre de souvenir inoubliable !

