J180 – 6/15/2006


Vieux paysan. Photo Thomas BREGARDIS

Reprise des cours. Photo Thomas BREGARDIS

Déménagement. Photo Thomas BREGARDIS

Vieux cordonniers. Photo Thomas BREGARDIS

Vieil épicier. Photo Thomas BREGARDIS

Porte traditionnelle Photo Thomas BREGARDIS

Regards d’enfants… Photo Thomas BREGARDIS

Dans la joie… Photo Thomas BREGARDIS

Et la bonne humeur ! Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

J180 – 78.3Km

JEUDI 15 JUIN
N35 38.505 E105 28.020 (1830m) – N35 39.513 E106 10.248 (2290m – 6km après Longde)
78,3km – 11H08

Un réveil dans la fraîcheur et l’humidité, le soleil déjà haut va vite sécher les tentes. Nous continuons de suivre la nationale 312, Serge toujours plus marqué par la fatigue. Au 31ème kilomètre, nous traversons la capitale du poulet : Jingning, à 1660 m d’altitude. Les petits restaurants proposent évidemment du poulet, cuits et exposés par centaines prêts à être mangés. Le poulet est servi découpé sur une assiette ou dans un sac plastique pour l’emporter et l’on vous fournit des gants en plastique pour le manger. Il faut savoir que nous n’avons encore pas vu de fourchettes depuis notre arrivée en Chine. La maîtrise des baguettes est indispensable, surtout lorsque vous sortez des sentiers battus par les hordes de touristes. Nous rentrons dans la province du Ningxia pour moins de 100km, avant de retrouver le Gangsu.

Comme c’est le cas ces derniers temps, Serge termine son étape par une belle montée. Les 45 derniers kilomètres montent doucement mais sûrement, jusqu’à près de 2300m.

Au 53ème kilomètre, le camping-car part chercher le campement. Cette recherche nous mène jusqu’à un tunnel interdit aux piétons et le directeur ne donne pas son accord pour que Serge passe à pied. Il nous conseille de prendre un itinéraire bis par la montagne, que nous allons donc reconnaître. Serge devra commencer son étape de demain par une grimpette de 6,5km pour passer un col puis 7 km de descente pour rejoindre la 312, cela fait un détour de 6,5km par rapport à la route normale qui passe par le tunnel.

A chaque jour suffit sa peine et nous voilà en quête d’un emplacement pour installer notre bivouac. Nous voici au sein d’un village à quelques 6km de Longde, sur une plate-forme à foin. Après discussion avec les villageois, nous avons la permission de nous installer là pour passer la nuit. L’environnement est sublime, avec en contrebas une rivière qui s’écoule et permet aux villageois de venir chercher de l’eau. Notre campement est toujours très animé : une vingtaine d’enfants papillonne autour de nos véhicules : ils nous observent, ils rigolent, les plus âgés viennent nous parler les quelques mots d’anglais qu’ils connaissent. Comme à l’accoutumée, nous sommes les premiers occidentaux avec lesquels ils ont un contact direct et cela pique même la curiosité des anciens qui viennent faire leur tour. Serge est aux anges et après le dîner il ira faire une petite marche jusqu’à la rivière. Il m‘avoue qu’il ne s’imagine pas rentrer et habiter à nouveau enfermé dans une maison : « Je vais manquer d’oxygène, j’aime cette vie sur la route, cette vie de nomade, ces rencontres avec la population chinoise ». Il est vrai qu’ici, le sourire et la simplicité remplacent le stress et la course aux besoins matériels. Nous avons tellement besoin de posséder toujours plus, de crouler sous le confort et les biens matériels que nous oublions tout simplement de vivre. Ces populations nous le rappellent et ça fait du bien !


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD