
Muraille de Chine construite sous la dinastie MING. Photo Thomas BREGARDIS

Sur la route bordant la muraille. Photo Thomas BREGARDIS

Toujours la muraille. Photo Thomas BREGARDIS

En attendant le client. Photo Thomas BREGARDIS

Muraille dans les champs. Photo Thomas BREGARDIS

Un peu de piste et de Muraille. Photo Thomas BREGARDIS

Le nouveau guide SUM et REMY qui nous quitte. Photo Thomas BREGARDIS

Remy salue Serge. Photo Thomas BREGARDIS

Petite et sa maman. Photo Thomas BREGARDIS

Garagistes. Photo Thomas BREGARDIS

La neige se sera pour plus tard. Photo Thomas BREGARDIS

Le campement a moins de 50m de la Muraille. Photo Thomas BREGARDIS

Coiffeuse a domicile. Photo Thomas BREGARDIS
J171 – 75.5Km
MARDI 6 JUIN
N38 53.628 E100 41.832 (1526m) – N38 36.256 E101 20.377 (2017m)
75,5km – 11H06
Hier, nous avons traversé la ville de Xanghye (qui abrite le plus grand Bouddha couché de Chine) avec son lot de poussière et de circulation : bolides en tout genre qui klaxonnent à vous donner une bonne migraine. Il a fallu à Serge une dizaine de kilomètres pour sortir de cette petite, petite ville. Cela nous donne un aperçu de ce que représenteront les grandes villes chinoises, comme par exemple Lanzhou et ses 2 millions d’habitants que Serge traversera d’ouest en est le long du fleuve jaune.
Aujourd’hui, Serge passe la bourgade de Shandan au 40ème kilomètre avec à la sortie de la ville 2 possibilités d’itinéraire : l’autoroute ou la nationale, que nous pensons être la 312 vu la première borne rencontrée. Et bien non, nous voici embarqués sur une étroite route pour nous retrouver ensuite sur une piste puis sur un itinéraire bis. Nous pénétrons dans la Chine profonde et rurale. Quant à Serge, il est perdu sans ses bornes qui jalonnent la nationale 312 : « Où est-ce qu’ils m‘emmènent ? ».
La muraille de Chine, ou tout du moins ce qu’il en reste, est omniprésente sur toute l’étape. La construction de cette partie de muraille s’est étendue du XIVème au XVIème siècle et il en reste maintenant des vestiges. Le campement sera installé face à l’un d’eux.
Le temps est toujours aussi maussade et gris et ce soir il fait même froid. A cause du vent, des nuages et de l’altitude, le thermomètre affiche 13°C. Nous mangeons tous avec nos polaires et blousons.
Un départ et une arrivée : 2 guides chinois francophones se relaient sur le parcours et nous sommes déjà à mi-chemin sur le territoire chinois. Rémy (surnom français) nous quitte cette après-midi et Antoine, qui préfère que nous l’appelions Sum, nous a rejoint sur la route. Les adieux sont rapides, le temps de remercier Rémy, un talentueux interprète, discret et efficace qui a su s’adapter à un rythme de vie particulier. Merci Rémy, a qui je laisse la parole :
« Aujourd’hui, le 6 juin 2006, c’est le jour où je regagne Chengdu, la capitale de la province du SiChuan où j’habite. Je quitte l’équipe de monsieur Serge avec laquelle j’ai travaillé et vécu pendant 40 jours ensoleillés depuis le poste frontière de Irkestam Pass. C’est une équipe gentille, aimable, humoristique et facile à vivre qui me laisse tant de souvenirs inoubliables que je garderai éternellement. Je remercie beaucoup toute l’équipe pour sa gentillesse, son soutien et surtout la compréhension pour notre travail. Je souhaite sincèrement à monsieur Serge bonne continuation dans la traversée trans-continentale Paris-Tokyo et de sa grandiose cause de la course. Je lui souhaite une bonne santé.
Rémy
( Qing Guolin )

