Fin d’étape avec Bakhtiyar notre guide

Après Joël, c’est Jean-Marc qui s’y colle

Serge lit ses messages au camp

Le départ

à l’éfigie du président


à pied et à vélo



Mathieu et Jean-Marc


un coin d’ombre des plus rare


quand l’eau ruisselle dans le désert

J111 – 75.0Km

VENDREDI 7 AVRIL
N37 36.842 E61 58.605 (219m – 12km de Mary) – N37 51.046 E62 35.564 (212m – 10km après Zahmet)
75km – 10H37

Encore une longue journée sous la canicule, le thermomètre affiche 36°C à l’ombre et 44°C au soleil.

Ce n’est pas encore la grande forme pour Serge qui alterne course et marche tout au long de la journée. Son attitude est typique des jours difficiles : penché en avant, tête baissée du genre je prends mon mal en patience en attendant des jours meilleurs.

Nous sommes écrasés par cette chaleur qui nous a pris par surprise. Il n’y aura guère eu de printemps sur cette course : à peine sortis de l’hiver nous voici en plein été.

Le désert ici représente 70% de la surface du pays. Ce sera la troisième fois que nous passons au dessus du canal Garagum, appelé Lénine du temps soviétique il se prénomme canal du président turkmen maintenant. Ce canal dont les travaux ont commencé en 1954 grandissait chaque année de 40 km à l’époque soviétique mais depuis l’indépendance les travaux sont arrêtés. Il fait plus de 1000 km. Le grand malheur de tout ces travaux d’irrigation : l’assèchement de la mer d’Aral. Ce canal prend sa source dans le fleuve Amor Daria qui part de la mer d’Aral en Ouzbekistan. Ces grands travaux d’irrigation servaient uniquement pour la monoculture du coton du Turkmenistan et Ouzbekistan. C’est à l’heure actuelle un grand drame écologique. D’autre part, une fois indépendants ces 2 pays ont dû diversifier leur culture : par exemple au Turkmenistan aucune culture de blé n’existait et c’était la grande URSS qui importait cette céréale dans ces 2 régions. Après un peu plus de 10 ans d’indépendance, le Turkmenistan produit suffisamment de blé pour les besoins de sa population.

Notre route remonte vers le nord-est en direction de Turkmenabat. Serge traverse la ville de Bajramaly après avoir fait un petit détour et il rejoint la route principale : simple bande d’asphalte pas toujours de très bonne qualité empruntée par quelques camions turques puisqu’il s’agit de l’unique chemin pour relier la capitale Ashgabat à l’Ouzbekistan.