Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

Crédit photo : Claire Dorn

fin d’étape passage de la télé locale : "Boxoro Tv"

J115 – 76.1Km

MARDI 11 AVRIL
N39 23.712 E63 46.732 (187m – 5km de Alat en Ouzbekistan) – N39 47.971 E64 24.654 (216m – Bouchara)
76,1km – 10H06

114 jours, 00H31’ et 200 marathons au 60ème kilomètre.

Nous avons eu une pensée dimanche pour tous les coureurs qui ont participé au marathon de Paris.

Malgré la fraicheur matinale (3°C), le soleil a vite réchauffé l’atmosphère avec 35°C au cœur de l’après-midi. Vous êtes nombreux à nous demander pourquoi Serge continue a courir couvert : fuseau et gants permettent à Serge d’éviter les brûlures du soleil. Pour répondre à d’autres questions qui nous sont posées, Serge a utilisé 8 paires de chaussure et son rythme cardiaque varie entre 95 à 97 pulsations/minute qu’il fasse très chaud ou pas. Et pour finir certains nous parlent de moral : et bien oui le moral fluctue d’un moment à un autre, d’un jour à l’autre. La course Paris-Tokyo a ses exigences et parfois elles sont difficiles à supporter surtout lorsque la fatigue et parfois même la lassitude vous envahissent.

Serge a perdu 15 minutes à discuter avec les mains, sans doute avec 2 policiers qui l’ont stoppé sur la route. Les véhicules étant devant et n’ayant pas vu cette petite cahute à la sortie d’un village, Serge a dû se débrouiller seul. Nous atteignons Bouchara en fin d’étape. Cette ville est un joyau d’architecture dont nous aurons juste aperçu le minaret Kalon et les dômes bleus de la mosquée Kalon. C’est aussi cela la course Paris-Tokyo, pas le temps de flaner et de visiter quoi que soit, nos journées sont minutées du réveil au coucher.

En cette fin d’étape, la télé locale de Bouchara « Buxoro Tv », prévenue du passage de Serge par Barchilo notre guide est venue interviewer Serge. Il est heureux de sa journée, le rythme revient malgré quelques crampes latentes ressenties dans la matinée. Pour y remedier, nous avons salé l’eau et rien que de tester la salinité de notre mélange, nous nous posons la question de savoir comment Serge peut boire un tel liquide. Serge répond « quand il faut, il faut ».