le long du lac Karakum

douleur à la cuisse droite

paysage saisisant

robinet pour se laver les mains

préparation des brochettes pour le déjeuner

restaurants de bord de route, de grandes paillasses servent de table

dernier riz au lait de la réserve et connivance

photo de famille

sourire

jeunes garçons

petit canal d’irrigation, typique de l’Asie centrale

dernier ravitaillement avant la frontière, le ciel s’est couvert

J124 – 79.7Km

JEUDI 20 AVRIL
N40 13.115 E69 44.741 (401m – 12km de Khujand) – N40 22.150 E70 27.608 (391m – 100m du portail du poste frontière Ouzbek)
79,7km – 12H12

A 7H50’, Serge prend le départ. Il fait déjà 24°C.

Nous sommes dans les faubourgs de Khojand mais très vite nous nous retrouvons dans la campagne tadjik. Nous longeons par son versant sud le lac de Karakum (70km de long et 20km de large), immense réserve d’eau alimentée par le fleuve Syr Daria et surplombée par une magnifique montagne côté nord. Le franc soleil intensifie les couleurs, rendant ce paysage éblouissant. Les routes, tout comme en Ouzbekistan, sont bordées de muriers. Ces petits arbustes dont les branches seront coupées en mai serviront à nourrir les vers à soie jusqu’à ce qu’ils tissent leur cocon. Tout cela pour nous rappeler que nous sommes sur la route de la soie.

Serge demande une cuissarde pour soulager une contracture derrière la cuisse droite au 2ème ravitaillement et celle-ci semble le soulager. Bon gré, mal gré il avance. Ce matin, nous ne savons pas si nous passerons la frontière pour l’Ouzbekistan ou pas puisque nous regagnons ce pays par Qoqand puis Andijan avant de rejoindre Osh au Kirghiztan.

Laure part en reconnaissance avec M. Khatam pour savoir exactement le nombre de kilomètres restants car nous avons appris à nos dépends que les cartes ne sont pas toujours fiables, d’autant que sur une journée 5km à pied ça pèse dans la balance. Benjamin a perdu sa voix et a mal à la gorge et le nez engorgé, sans doute à cause d’un coup de chaud. Mais Ben n’est pas du genre à se plaindre et garde le sourire.

A midi, la décision est prise : Serge passera la frontière et cela lui vaudra une étape de 78km. Tout comme avant-hier (81km) Serge fera un supplément pour pouvoir passer les postes frontières en fin d’étape plutôt que de les passer en début de journée. Cela évite de faire 5 ou 10 km le matin puis d’être bloqué pendant environ 1heure ou même plus, puis de repartir sachant que derrière il lui reste encore une journée à boucler.

Sur la route petit échange entre Laure et Serge : « je suis au bord de la dépression nerveuse. » « et moi au bord de l’épuisement physique! ».

A nous deux on fait la paire. Le plus important c’est que le doute ne s’est pas immissé dans nos esprits. Vaille que vaille on avance avec tous les acteurs de cette aventure :

– Les suiveurs, qui vivent avec passion et dévouement cette aventure et qui ont chacun leur place dans la part du succès de cette entreprise.

– Les lecteurs avec 42 776 visites au mois de mars sur le site (ce chiffre augmente de mois en mois). Les messages d’encouragement sont un vrai baume pour le coeur.

– Dominique alias Zette et le soutien inconditionnel de nos familles à qui nous pensons.

A 78,3km, après 10H38’ de course, Serge arrive au poste frontière Tadjik. Nous sommes entrain de terminer les formalités pour les véhicules. Cette frontière ressemble à une foire où une multitude de badauds passent leurs journées. Des enfants sont là comme chez eux et Serge est une vraie curiosité. Un des enfants voudra même lui trouver une femme pour se marier! C’est l’hilarité générale.

A 20H15, nous posons le camp à 2km du poste au bord de la route. Le vent souffle par bourrasques et le camping-car tangue tant et plus. La nuit sera agitée.