
silloné par le fleuve Syr Daria

préparation du ravito

champ de nid de cigognes

atterissage d’une cigogne dans son nid

Barchilov et Sherzot, le chauffeur qui nous quitte aujourd’hui

boutiques à la frontière Tadjik
J122 – 81.0Km
MARDI 18 AVRIL
N40 12.945 E68 52.800 (352m – 5km après Khavast) – N40 32.817 E69 13.176 (287m – frontière du Tadjikistan)
81km – 12H12
Il y a des moments où vous n’arrivez plus à suivre et c’est bel et bien mon cas ces derniers temps : passage de frontière, mauvais kilométrage pour le poste frontière, recherche de gazole qui se vend au marché noir, difficultés à trouver de l’eau minérale sans gaz, chaleur, mal de ventre, souffrance de Serge, gestion humaine de personnes pas toujours impliquées et oui les contraintes sont nombreuses. Certaines personnes ne s’y font pas ou peut-être n’avaient-elles pas imaginé un tel rythme, ou tout simplement ne comprennent-elles pas à quoi tout cela sert. Le dévouement presque 24H sur 24H pour un gars qui court, pas de tourisme, sans parler de la longueur des journées…
Je m’interroge : pourquoi venir sur un tel évènement ? Chacun est libre et averti de toutes ces contraintes avant de partir. Il y a des moments où j’aimerais que le temps s’arrête, des moments où il n’y a plus de plaisir, des moments où il faut se donner une bonne raison de se lever à 6H30 tous les matins depuis 4 mois. Et tout comme Serge, j’attends des jours meilleurs.
Après 3 heures passées au poste frontière, nous rentrons au Tadjikistan. Serge arrête son chrono une fois le portail passé et pour lui, il y aura 1H30 d’attente.
Merci à Jean-Marc et Benjamin pour leur patience car ce soir il fallait être stoïque après une journée pareille et la mauvaise humeur (celle de Serge et de moi-même).
Espérons que le Tadjikistan nous apportera une sérénité perdue et que le goût du plaisir reviendra.

