J126 – 4/22/2006


raviton sur plateau

coton ramassé par-terre

grand ménage dans le camping-car

Somca à base d’oignons et viande

La khirgizie approche

en pleine ac

jolie sourire

sous l’oeil de maman et de bébé

habillement traditionnel

on envellope les feuilles de joncs…

…puis on les charge sur nos vélos

J126 – 75.5Km

SAMEDI 22 AVRIL
N40 33.290 E71 14.052 (378m) – N40 43.640 E72 04.720 (446m – Karavachi)
75,5km – 10H41

Longues lignes droites, chaleur lourde, absence totale de vent, une journée interminable qui s’achèvera pour Serge en marchant 6km. Il ne veut rien lâcher alors que depuis deux jours nous l’incitons à faire moins de kilomètres. «  J’ai un objectif et une moyenne à tenir ». Serge est à bout de forces et dans ces cas là, il râle d’un rien : «A vec la fatigue, je ne supporte plus rien ». La communication avec les autres se coupe inexorablement ou tout du moins n’est-elle pas de bonne qualité.

Grand nettoyage de printemps du camping-car, (il est temps !) auquel s’attellent Benjamin et Laure au rythme d’une musique endiablée, au bord de la route.

A notre passage à Boz, nous croisons 2 usines de traitement de coton. Les peluches blanches en suspension dans l’air nous font penser à du coton mais Serge ne s’y trompe pas : c’est en réalité du pollen. Les champs s’étirent à perte de vue et l’activité y est importante pour un samedi. La plupart des ouzbeks travaillent 6 jours sur 7 avec pour seul jour de relâche : le dimanche.

Le camping-car suscite la curiosité de tous depuis l’Iran et cet intérêt devient parfois pesant lorsqu’à chaque arrêt on vous demande de monter dans le camping-car. Le Toyota, que les ouzbeks appellent la Jeep, est aussi source de convoitises et plus d’une fois nous avons retrouvé un gars assis au volants profitant d’un moment d’inattention pour ouvrir la portière et prendre ses aises. Cette surveillance de tous les instants devient oppressante à la longue.

Nous nous arrêtons dans un restaurant pour faire étape et le gérant nous permet de profiter d’une chambre pour la nuit, matelas au sol. Nous mangeons un plat traditionnel Ouzbek : le Plosh à base de riz, d’oignons et de pois chiche, le tout revenu dans l’huile et agrémenté de viande sur le dessus. Serge apprécie ce plat dont il reprendra 3 fois. A 20H00, tout le monde est au lit. Demain nous passerons la frontière entre l’Ouzbekistan et le Khirghistan.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD