
Voici la nouvelle plaque chinoise du 4X4.

Et voilà celle du camping-car.

Serge dans ses nouveaux vêtements.

regarder bien, où sont les chevraux ?





Serge fatigué ?

petite sieste pour le guide et le chauffeur!!




Fin d’une très belle étape
J132 – 78.9Km
VENDREDI 28 AVRIL
N39 48.882 E74 05.231 (2732m – chiqen en Chine) – N39 48.046 E74 48.824 (2773m – dans les montagnes)
78,9km – 10H20
Une magnifique journée.
Cette première journée en Chine s’est déroulée sous un soleil radieux. Serge, malgré un profil accidenté et l’altitude toujours élevée, a gardé une bonne allure. Sa foulée est alerte (pour les grandes lignes au 40ème kilomètre = 2440 m, 58ème kilomètre = 3000 m), la route ondule et serpente en une succession de montées et de descentes. Les montagnes déclinent des couleurs nuancées : bleu, gris, rose et vert puis la luminosité s’ intensifie, la terre et la roche deviennent rouge, vermillon.
Nous recevons toujours beaucoup de messages et certains d’entre-vous s’inquiètent de ne pas recevoir de réponse personnelle : tous vos messages nous arrivent et sont lus par Serge. Votre inspiration est sans limite et nous donnent la motivation et l’envie de poursuivre ce « rêve » comme vous le qualifiez bien souvent. Comme nous le signalait Michel : « voilà 40 messages que je vous ai envoyé à prendre comme des médicaments ». Pour vous donner une idée, nous totalisons plus de 2500 messages depuis le départ sans compter les partenaires, les suiveurs, la famille proche. C’est vrai, ce sont de véritables remèdes à nos doutes, à nos baisses de moral. Nous aurons une matière extraordinaire pour concocter un livre d’or et nous vous remercions de votre fidélité.
Vous avez été nombreux à souligner le mi-parcours. Jean-Marie, fidèle dans ses correspondances, nous a donné l’idée d’un bilan auquel Serge répond :
« Les 15 premiers jours n’ont été que souffrance, il fallait que le corps cède à l’effort répété que je lui demandait, puis le déclic : l’esprit a pris le dessus. Jusqu’au 6000 km, malgré le froid et la neige, ça n’a été que du bonheur, malgrè une petite douleur de type cruralgie qui m’a obligé à adapter ma course avec la fameuse méthode cyrano qui m’a permis de garder une bonne moyenne journalière. La fatigue a commencé à se faire sentir après les 6000 km pour atteindre son paroxysme entre 8000 et 9000 km. Lorsque le physique et le moral sont entamés effectivement je ne profite pas du paysage, je suis fermé, j’attends que ça revienne patiemment, mais un jour ne fait pas l’autre et d’une façon générale je suis un contemplatif et j’admire ce qui m’entoure. Je m’étais fixé un objectif de jours pour atteindre les 10 000 km et je serai vraisemblablement en dessous. Je suis très heureux de ma progression et de partager tous ces beaux et parfois difficiles moments avec mes équipiers qui ont été jusqu’alors d’une compréhension, d’un dévouement, d’une gentillesse et d’une énergie positive sans limite à une exception près. La route est encore longue et l’humilité reste de mise pour atteindre mon ultime objectif : Tokyo.»

