lever de soleil sur un belle journé

le petit train s’aggrandit de 2 coureurs rencontrés par hasard

à Kobe

petit bolide

à l’entré d’Osaka

Devant le magasin Mizuno

les retrouvailles avec Tommy

avec l’équipe Mizuno et nos amis coureurs

J228 – 63.1Km

MERCREDI 2 AOUT
N34 47.121 E134 59.166 (112m – Miki) – N34 41.604 E135 29.994 (72m – Osaka Magasin Mizuno)
63,1km – 10H26

Au menu du jour : Kobe et Osaka.

Au 15ème kilomètre, Serge rentre dans les faubourgs de Kobe. Cette ville portuaire abrite des communautés chinoises, coréennes, occidentales et américaines. Cette cité cosmopolite fut malheureusement secouée en 1995 par un tremblement de terre meurtrier mais sa reconstruction efficace ne laisse à l’heure actuelle aucune trace de cette catastrophe.

A l’entrée de la ville, Serge, accompagné de Mariko, rencontre 2 coureurs portant des sacs à dos qui vont faire un bout de chemin avec eux. Ils nous quittent avant d’atteindre la nationale 2. Serge ne sait pas encore où il achèvera son étape. Tout dépendra de l’heure à laquelle il arrivera au magasin Mizuno d’Osaka, au 60ème kilomètre, car c’est un rythme saccadé qui s’impose avec la multitude de feux et de passages pour piétons.

Kobe et Osaka se touchent et donnent l’impression de ne faire qu’une seule et même ville, malgré le fait qu’entre deux nous changions de préfecture. Osaka est une ville d’importance (la troisième du Japon après Tokyo et Yokohama) qui s’est développée dès le XVIème siècle autour de son château. Elle est traversée par deux fleuves et au bord de l’un d’eux se tient le magasin Mizuno où Serge est attendu en début d’après-midi.

Serge arrive à destination vers 14H00 et il décide de stopper son étape. L’équipe Mizuno l’attend avec la banderole bleu-blanc-rouge qui suit Serge depuis Fukuoka aux différents points de rencontre avec les bureaux ou magasins de Mizuno. Nos amis coureurs Koji, Mariko, M. Koshita accompagnent Serge et lui font part d’une surprise qui l’attend à l’arrivée. Au loin, notre coureur aperçoit un monsieur qui joue de la guitare et oh surprise! il s’agit de Tomy, ultra-runner et musicien dont Serge avait fait la connaissance en 1993 lors de sa toute première trans-continentale : la Trans-América (course à l’origine de toute cette folle épopée à travers le monde depuis 1997). C’est l’émotion qui submerge Serge, tout comme en Allemagne lors de notre rencontre avec Rudy. Après 13 ans, les souvenirs demeurent et Tomy avec sa guitare, plus qu’un souvenir, est revenu en chair et en os aujourd’hui à Osaka. Que du bonheur !

Petit Mot Perso Style Télégraphique :

Impossible de trouver un hôtel, pas le temps d’aller aux toilettes, l’horloge tourne. Serge arrive à son point final et après 3 heures de recherche dans la ville d’Osaka et en périphérie, rien. Ouf! il était moins 1- nous filons en vitesse dans le dernier hôtel avec des chambres libres dans tout Osaka. Pas de connexion internet dans l’hôtel, des immeubles partout autour, connexion satellite impossible… Pas le temps de bouger ailleurs une fois que Serge arrive. Checker la route pour demain, charger les photos, zut! ça ne fonctionne pas – problème technique- charger la montre GPS sur l’ordi, s’organiser avec l’équipe japonaise qui ne dort pas là, voir pour laver le linge- il y a des machines mais pas le droit de les utiliser – voir où manger : Mac Do ça ira pour ce soir même si c’est la honte. Il est l’heure de se coucher sans avoir pu se connecter. Je n’arrive pas à m’endormir, trop fatiguée, trop énervée. Épuisée comme si j’avais couru toute la journée, insatisfaite comme une mauvaise écolière. Serge respire doucement, ça m’apaise. Vivement demain.