de bon matin

une écrevisse égaré

au loin la montagne

un petit jogging pour Jean-Yves

sous un arrêt de bus en face du "City Hall" de Sendaï…

…une caméra parapluie…

…une conférence de presse improvisé : 3 quotidiens et 1 télé.

J256 – 76.2Km

MERCREDI 30 AOUT
N38 39.573 E141 00.667 (30m – 10 avant Furukawa) – N38 07.654 E140 50.687 (20m – 20km après Sendai)
76,2km – 10H53

J-6 et non J-7 (j’ai envie de retarder l’échéance) : arrivée le 5 septembre à 14H00 (heure locale) à Tokyo sur le parking du Prince Hôtel.

La journée en bref :

Au départ, Ludo et Jean-Yves, qui seront relayés par Eliane et Brigitte. 2 tendances aujourd’hui : campagne et ville. Les garçons auront été de campagne, au sec, et les filles de ville, sous la pluie. Beaucoup de médias : pas moins de 2 télés et 3 quotidiens. Nous traversons Sendai, la plus grosse ville de la région nord de Tohoku avec près d’un million d’habitants.

Place aux témoignages de Arlette et Daniel qui ont ouvert le bal des rotations de suiveurs entre Monéteau et Munich. Daniel est venu nous rejoindre quelques kilomètres plus loin en Chine. Deux normands de Beuzeville-la-Grenier vous parlent de leur expérience.


ARLETTE ( 56ans)

Participation entre MONETEAU – MUNICH

La parole est aux suiveurs :

Vie au quotidien : journées longues et stressantes.

Serge est-il bien alimenté ? Lui a-t-on donné les bons produits au bon moment ?

Ne pas le perdre dans la traversée des villages et des villes ; lui indiquer la bonne route.

Toujours peur qu’il arrive un incident avec la circulation, la nuit,le mauvais temps…

Mais en contre partie : satisfaction quand la journée s’est bien déroulée.

Période difficile en ce début de traversée où Serge luttait chaque jour contre son corps réticent et on reste impuissant devant la souffrance et la douleur :parler, ne pas parler. Que dire ? Que faire ?

L’adaptation à ce rôle de suiveur est sans doute un peu plus facile pour des personnes qui connaissent le milieu de la course d’endurance, qui sont coureurs ou accompagnateurs. il faut être à l’écoute de la personne.

Expérience très enrichissante d’être au quotidien avec un coureur d’ultra et de pouvoir partager les bons moments mais aussi les moins bons : cela fait partie du contrat !

Remarque : On n’a pas fait de tourisme mais on a malgré tout eu la possibilité d’apprécier les paysages d’hiver en se déplaçant à petite vitesse.

Je garde d’excellents souvenirs de cette petite période entre Monéteau et Munich

DANIEL (58 ans)

Participation entre MONETEAU – MUNICH et KASGHGAR – XIAN

Ma vie au quotidien :

Se lever le 1er vers 6 h 00 du mat pour se mettre au service de l’équipe.

Ensuite, partir avec Serge pour une journée de ravitaillements (15/16) tous les 4.5km.

En fin de journée, se remettre au service de l’équipe au bivouac, c’est-à-dire préparer la journée suivante, ravito, frigo, matériel, véhicules… c’est déjà commencer la prochaine journée.

Le rôle du suiveur :

Bien lire le contrat.

C’est de se soumettre entièrement au service de l’équipe et surtout de Serge.

Serge est une machine à courir et aucun grain de sable ne doit l’arrêter.

Qualité du suiveur :

Prendre son rôle au sérieux sans se prendre au sérieux.

Motivation, vouloir réussir le défi en cours.

Avoir l’expérience de la course (longue ou trail et ultra).

Se plier aux horaires, penser à l’équipe et au bon fonctionnement avant soi-même.

Savoir se soumettre aux conditions de vie (hygiène et nourriture) et à la vie du pays et surtout, respecter les gens.

Ce qui m’a le plus étonné :

La gentillesse de Serge avec les enfants sur le bord des routes.

De le voir arriver au bivouac, fatigué à l’extrême, et ne pas le faire ressentir à l’équipe. Le revoir partir le matin (comment va-t-il refaire une journée ???)

La vie de tous les jours, malgré les intempéries, les dénivelés, les imprévus du parcours.

Les mercis à chaque ravito et les petites conversations, brèves mais très sympa, et un mental extra ordinaire.

L’allure :

Pour moi, elle a été très bonne pour un défi de ce genre (un peu d’expérience de l’ultra).

La méthode Cyrano a bien été gérée par Serge et la caravane a su se mettre à son rythme.

Conclusion :

Ma vie de suiveur a été plus soutenue que prévu et un peu plus stressante qu’en France ou en Allemagne, certainement en raison de l’immensité de la Chine, mais l’ambiance de l’équipe et la vie au quotidien ont vite repris le dessus.

Je pense que Laure mérite aussi un grand coup de chapeau pour l’organisation de la caravane.

Un immense plaisir d’avoir participé à cet extra-ordinaire défi. MERCI a VOUS!