au départ

pour décorer les jardins

maison traditionelle bien gardé

nouveau panneau de signalisation

Serge suit la flèche

fin de parcours sur la route 306 après Ikhone

ça monte en fond de vallé

dernières foulés

J231 – 70.1Km

SAMEDI 5 AOUT
N34 50.163 E135 59.939 (321m) – N35 12.620 E136 22.425 (312m)
70,1km – 11H37
Un départ difficile car Serge craint de ne pas pouvoir avancer sa jambe droite, à force de boiter et de compenser sa douleur de tendon, la cruralgie est de retour. Au petit matin, mon baromètre est des plus primaires : lorsque Serge passe plus de 10 minutes sur les toilettes avant de partir, c’est sa façon de repousser l’heure du départ. Il m’a dit un jour : « C’est la dernière fois que je suis assis avant un bon moment ». Le côté moins drôle, c’est que la douleur rend notre coureur susceptible et irritable. Dans ces cas là, tout le monde garde le silence, sauf lorsque je décide d’insister: «  Là, il pète les plombs». Dans l’ensemble, même si son humeur varie, Serge n’est pas désagréable et sait aussi rigoler de ses coups de gueule. Sans parler de bons ou mauvais jours, il s’agit plus de bons et mauvais moments : notre lot quotidien dans la dernière ligne droite (quoique pas très rectiligne) de cette course Paris-Tokyo.

La fin d’étape a lieu au milieu de la verdure et d’une côte qui laisse envisager un départ corsé pour demain matin.

Après la douche, un état des lieux de la peau tend à prouver que le changement de short 4 fois dans la journée et la mise en place d’une petite serviette éponge au niveau de la ceinture du short, a eu du bon. Il est incroyable de réaliser à quel point Serge court trempé. A partir de 7H00 du matin et après une heure de course, son short s’égoutte comme lorsque vous sortez votre linge de la machine à laver non essoré.

Côté bobos, Serge a repris le glaçage et l’application de crème hier soir (alors qu’il l’avait abandonné depuis 3 jours) et ce soir, il ressent un léger mieux . Il faut maintenant qu’il retrouve une foulée normale, ou tout du moins celle qui lui est propre, afin de soulager sa douleur de type cruralgie.

Serge néglige son repas du soir. Il mange moins et me donne l’impression d’avoir encore un peu maigri. Ma balance visuelle consiste à regarder ses plis sous-fessiers, plus nombreux.

Depuis les 14000 km, Serge use ses runnings plus rapidement et de façon plus prononcée à droite. Il change de paire tous les 10 jours maximum. Sa foulée est plus rasante, son corps rétréci, sa fatigue phénoménale.