
le lac Shirakaba

gym au bord du lac

Serge profite de la fraîcheur

les petites hirondelles crient famine…

…c’est l’heure du repas

mission à haut risque
J236 – 76.1Km
N36 01.239 E138 12.263 (952m – sortie de Chino) – N36 32.048 E138 14.139 (522m- 10km avant Nagano)
76,1km – 11H29
A gauche, puis à droite, puis encore à gauche… Ainsi va la journée entre villages et campagne, plaines encaissées et montagnes. Serge fait le yoyo : il monte et descend et chaque fois il faut redonner une impulsion pour rebondir jusqu’au sommet suivant, aussi modeste soit-il (1450m pour le Daimon Pass puis une descente de 1000m, pour remonter 500m plus haut et redescendre aux portes de Nagano).
Serge cogite, organisation de l’arrivée oblige. Il aime connaître les tenants et les aboutissants de chaque chose. Il souhaite une arrivée à la hauteur de ce challenge, qui sans aucun doute sera le dernier volet de la traversée de tous les continents en courant. Une arrivée pleine d’émotion, de joie, de gens, une conclusion heureuse débordant de bonheur à partager avec le plus grand nombre.
Mais l’arrivée n’est pas encore gagnée et au risque de passer pour une rabat-joie, la course s’achèvera avec la dernière foulée. La concentration sur l’objectif ne doit jamais partir à la dérive, même si près du but. Comme vous êtes nombreux à nous le rappeler, Tokyo est à portée de main. Vous êtes déjà quelques uns à émettre l’hypothèse que Serge ne peut pas s’arrêter là, qu’il doit avoir d’autres projets en tête. Alors là, je vous arrête tout de suite : des projets, Serge en a plein la tête mais je dis stop! et je sors mon joker. C’est comme en cuisine, aller jusqu’à ébullition – laisser reposer – faire mijoter.
Pour revenir au 10 août, dans le vif du sujet, les pas de Serge nous amènent au bord du lac où quelques groupes de jeunes pratiquent le footing et quelques assouplissements. Une fois l’école terminée (depuis le 28 juillet), les High School organisent des rencontres sportives dans tout le pays et dans toute discipline sportive. Ainsi à Osaka, les hôtels étaient complets pour cause d’un tournoi de base ball. Depuis lors, nous croisons régulièrement des bus de jeunes qui descendent dans les hôtels. L’uniforme est de rigueur et chacun porte le blason et les couleurs de son école.
Serge lui, est fier de sa journée et un large sourire mange tout son visage. Il est même d’humeur à se faire couper les cheveux et à prendre la parole :
« Je dédis cette journée à 2 femmes exceptionnelles : ma sœur Zette, dont c’était la fête le 7 et Laure, dont c’est la fête aujourd’hui ».
C’est vrai, nous sommes toutes les deux des anges!

