J244 – 8/18/2006


orage du matin, chagrin

après la pluie le beau temps

protection pour les lèvres

toujours autant de verdure

"on ne fait que ravitailler Serge, on suit la route aussi"

article à lire de haut en bas et de droite vers la gauche.

orage revenu

les parapluies sont de sortis au ravito

rencontre avec M. Fumato Satoru

J244 – 75.1Km

N40 01.869 E139 55.543 (7m – entre Akita et Noshiro) – N40 16.568 E140 30.041 (47m – 4km avant Odate)
75,1km – 11H47

J-19 : arrivée le 5 septembre à 18H00 (heure locale) à Tokyo.

En entrée, un orage – pour le plat de résistance, du beau temps – en dessert, orage et pluie.

En cet anniversaire, (8 mois déjà) un hommage à tous les suiveurs qui oeuvrent dans l’ombre pour le bien-­­être de Serge et pour me seconder. A chacun son caractère, à chacun ses compétences, à chacun sa motivation. Ils ont été super nos suiveurs. Pour preuve, c’est que eux aussi souhaitent connaître le futur challenge de Serge, ne pouvant croire à une retraite anticipée. On les sent prêts à repartir (pour ne pas dire déjà prêts à repartir) et ça, c’est une belle récompense car la vie n’est pas toujours rose et les bons et mauvais moments sont l’affaire de tous. Le partage des sentiments est intense dû à la promiscuité dans laquelle nous vivons. Riche en rebondissements, forte en émotion, l’aventure humaine a pris forme tout au long de ces kilomètres, rythmée par le big boss, Sergio. Merci à tous les acteurs de la course Paris-Tokyo : Arlette et Daniel, René et Eliane, Christian et Zette, Georges et Joël, Jean-Marc et Benjamin, Thomas et Ludo, Thomas et Stéphanie, Thomas et Maxime. Ouf! quel vivier de Thomas !

La grande question du jour : « Serge, tu préfères courir sous la pluie ou la chaleur comme hier? ». Et bien ce sera la pluie. Serge court tête découverte sous les trombes d’eau, toujours de bonne humeur. Eliane relaie Ludovic dans la voiture suiveuse.

Pour le moment, nous sommes 3 à assurer le ravitaillement. Comme le souligne très justement Eliane, on ne fait pas que ravitailler Serge, on conduit, on suit le road-book, on prend des photos, on s’occupe du stock de la voiture suiveuse, des courses, de la lessive chaque jour en machine ou à la main. « Il faut aussi être attentive à Serge, toujours avoir un œil sur lui ». Quant à Lulu, il s’est fait une petite entorse en faisant son jogging. On se demande ce qui a bien pu détourner son regard….Avec de la glace et la pose d’une attelle souple, ça va déjà beaucoup mieux. La vie de la caravane évolue dans un environnement privilégié : le Japon. Nous sommes tous détendus, ayant belle et bien confiance en notre coureur et à l’issue favorable de ce long périple. L’arrivée est présente dans nos esprits mais je sens déjà un pincement au cœur et dans celui de Serge…. La nature humaine est compliquée.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD