J251 – 8/25/2006


l’Ocean Pacifique

il faut se faire tout maigre

l’heure du pique-nique

l’arroseur arrosé : François en intreview pour Fuji Tv

M. Koshita nous quitte après près de 4 semaines passés avec nous.

J251 – 75.1Km

VENDREDI 25 AOUT
N41 18.494 E141 13.089 (11m – Mutsu) – N40 49.708 E141 16.353 (79m)
75,1km – 11H06

J-12 : arrivée le 5 septembre à 14H00 (heure locale) à Tokyo.

Ce n’est pas une erreur, l’horaire a bien changé : 14H00 au lieu de 18H00.

Le compte à rebours se fait de plus en plus sentir et Tokyo se rapproche un peu plus chaque jour.

Fuji Tv, de retour pour la 3ème fois, cherche par tous les moyens à savoir à quoi Serge pense lorsqu’il court. Ce n’est pas chose aisée à expliquer pour Serge, qui répond bien souvent : « On pense à tout et à rien ». Une chose est sûre, aujourd’hui Serge a passé beaucoup de temps à penser au mardi 5 septembre, et de manière plutôt concrète car l’organisation de ce jour J lui tient spécialement à cœur.

Après avoir longé l’Océan Pacifique, Serge rentre à nouveau dans les terres pour longer l’autoroute qui descend plein sud vers Tokyo. Cet océan est beaucoup moins calme que la mer du Japon, de l’autre côté de la montagne. Les vagues viennent s’écraser sur la plage avec violence alors que la mer qui sépare la Chine et la Corée du Japon était d’huile.

Le nord de l’île est sauvage et Serge a remarqué, au grand étonnement de nos accompagnateurs, que le langage employé au nord est très différent de celui du sud. Nous apprendrons qu’effectivement, les gens du nord ne comprennent pas les gens du sud et que bien souvent les programmes diffusés à la télévision dans le nord sont sous-titrés.

En fin d’étape, M. Koshita nous quitte pour Sapporo avant de rejoindre Nagoya car il doit reprendre le travail en début de semaine prochaine. Après avoir passé près de 4 semaines avec nous, et malgré sa très grande discrétion, il y a comme un vide ce soir.

Nous logeons ce soir à Misawa, ville la plus proche du point d’arrêt. Fuji Tv souhaite voir ce soir Serge réagir à la nourriture japonaise. Nous rentrons dans une gargote, vue de l’extérieur, qui se révélera être un excellent restaurant. Le propriétaire officie aussi derrière les fourneaux et il concocte des mets succulents que nous n’avions encore jamais vus, ni mangés : des sashimis de poissons vidés et préparés devant nous. Le poisson est présenté avec la peau. Nous pourrons déguster de la coquille Saint-Jacques au beurre (au Japon on trouve des coquilles toute l’année), du poulet aux poireaux, des pommes de terre, spécialité de Misawa, servies avec des paillettes d’or, du Tofu frais préparé devant nous, du gingembre mariné dans du vinaigre, de l’ail frit enveloppé dans des feuilles de pruneau, de la limande aux asperges. Ce repas fut un régal et nous regrettons de ne pas avoir pris nos appareils photos pour vous en faire profiter.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD