
Serge et ses 2 gardes du coprs

sur la nationale 4….

… il pleut

c’est bien Ludo au ravito

un champ de riz protégé

entré d’un beau jardin japonais

interview devant un garage Suzuki, le hasard fait bien les choses
J255 – 76.1Km
MARDI 29 AOUT
N39 13.304 E141 07.029 5 (59m) – N38 39.573 E141 00.667 (30m – 10 avant Furukawa)
76,1km – 10H50
J-8 : arrivée le 5 septembre à 14H00 (heure locale) à Tokyo sur le parking du Prince Hôtel.
Voilà bien longtemps que je souhaitais vous faire profiter du témoignage des acteurs de cette course : la parole est aux suiveurs et comme ils sont très bavards, tous ces témoignages s’étaleront sur plusieurs jours.
Aujourd’hui, une place d’honneur à Dominique, alias Zette, la sœur cadette de Serge et une de ses premières supportrices. Elle a tenu le rôle d’organisatrice et de responsable logistique sur la Trans-USA en 1997. Elle connaît très bien le stress et la pression de ce genre d’organisation et je sais que même de Paris, sur cette présente traversée, il y a eu des moments crispants surtout lorsque l’on a déjà un boulot à temps complet. De tout cœur merci.
« Mais qu’ai-je donc fait pour les aider ? Comme tous les suiveurs, plein de petites choses des plus variées :
Assurer les expéditions des livres et dvd commandés sur le site de Serge.
Trier leurs courriers ( et croyez-moi, ils en reçoivent plus que le français moyen), payer les factures (et non, ils n’en sont pas exemptés), les interroger sur la suite à donner à certains courriers, les informer de l’état de leurs comptes bancaires.
Avec Christian, débloquer leur messagerie. C’était souvent un appel au secours tôt le matin, vers les 7 heures.
Participer à l’organisation des rotations de suiveurs :
Maintenant, je connais particulièrement bien les ambassades d’Iran et de Chine pour m’y être rendue plusieurs fois, et accessoirement celle de Kirghizie. Dans le même ordre d’idée, je peux vous expliquer le fonctionnement de la valise diplomatique. Je suis aussi rompue au change en devises, et surtout dans l’urgence, ce serait trop simple autrement.
Dans les deux semaines qui précédaient chaque rotation, il fallait procéder au ravitaillement en bolinos, barres céréales et énergétiques, entremets et objets divers. Au fil des rotations, j’ai appris à m’organiser pour limiter le stress à l’enregistrement des bagages, ma hantise étant l’excédent de bagages !
Il a fallu s’improviser « voyagiste » pour les vols sur la Chine, avec leur lot de galères : ne pas avoir encore de billets d’avion à six jours d’une rotation.
Chaque départ d’équipe était une journée stressante : la voiture qui ne veut plus redémarrer à la gare de Lyon, alors qu’il ne nous reste que peu de temps pour se rendre à Orly et que j’ai les billets de l’ensemble des suiveurs, par exemple. Une autre fois, un billet qu’il faut racheter à l’aéroport.
Toutes les semaines, tâche partagée avec Christian, éditer les comptes-rendus quotidiens avec les photos, pour que Papa et Maman suivent régulièrement la progression de Serge. Pour la prochaine fois, c’est décidé, on les connecte à Internet.
Et puis, il y a eu l’organisation du retour des véhicules, qui avait pris forme mais n’était toujours pas ficelée lorsque je suis partie à Shanghaï. A ce jour, ils naviguent (j’espère sur des eaux paisibles) entre la Chine et Le Havre.
Mais tout cela, je l’ai fait volontiers. Pour moi, il était impensable que je ne les aide pas. C’était ma façon de participer à ce challenge. Si j’ai pu le faire, c’est aussi grâce à Christian, qui a gentiment accepté que je leur consacre beaucoup de mes week-ends, soirées et jours de repos.
Ce qui a été difficile à gérer, c’est qu’avant leur départ, ils ont eu très peu de temps pour me briefer et il a fallu découvrir toute leur organisation. Et puis, au cours du défi, il a fallu gérer ce stress, quand le temps me manquait et qu’il fallait pourtant bien parvenir à nos fins. Je me souviens de ces appels au secours de Laure, quand, à deux reprises, ils ont cru perdre des passeports.
Et puis, Christian et moi avons eu notre récompense, avant même que ne commence le périple de Serge : durant leur absence, nous avons eu la grande joie de partager notre quotidien avec une énorme boule de gentillesse, posée sur quatre pattes : Nil, la chienne Terre-Neuve de Laure et Serge.
A aucun moment, je n’ai pensé que Serge pouvait ne pas atteindre Tokyo, sauf sur blessure et encore ! Battre le record c’était une autre histoire, mais connaissant sa détermination et au fil des jours …
Merci à Laure et Serge pour cette belle aventure ! »

